Les marques japonaises vont accélérer leur internationalisation
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Les marques japonaises sont parties à la conquête du monde. Fast Retailing, propriétaire de Princesse Tam-Tam, Uniqlo et Comptoir des Cotonniers, veut devenir le leader mondial de la mode. Rakuten a mis la main sur le français PriceMinister et l'américain Buy.com pour s'imposer à la tête du marché mondial d'e-commerce. Et les marques Mizuno et Asics misent sur l'international pour croître malgré la domination planétaire de Nike.Qu'en sera-t-il demain ? « Il ne fait aucun doute que cette catastrophe décuplera les forces de Rakuten à l'international », juge Pierre Kosciusko-Morizet, cofondateur de PriceMinister racheté en juin par le groupe japonais pour 200 millions d'euros. À l'étroit sur un marché intérieur de 128 millions d'habitants, les grands groupes japonais sont, par nature, contraints au développement international. Le spectre d'une nouvelle grave crise économique devrait confirmer leur stratégie d'exportation. « Nous allons probablement concentrer nos efforts sur les régions où nous espérons le meilleur retour sur investissement », reconnaît le directeur général de Mizuno en France, Tadashi Nakaï. La manoeuvre pourrait s'accélérer. Le démarrage de l'économie japonaise avait, il est vrai, renfloué la trésorerie de plusieurs champions. Fast Retailing dispose de près de 600 millions d'euros de cash-flow disponible. Juliette Garnie
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