Marc LamurEL'idée de Bric, associant l'Inde, le Brésil, la C...
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Marc LamurEL'idée de Bric, associant l'Inde, le Brésil, la Chine et la Russie, vous paraît-elle pertinente ?Les Bric sont à géométrie variable : quand on se trouve à Pékin ou Shanghai, on entend rarement parler de la Russie. En revanche, l'Indonésie est clairement dans le radar des investisseurs chinois : plutôt que de Bric, il vaudrait mieux parler de Cibi !Le sommet de Brasilia qui s'ouvre ce vendredi a pour objectif de favoriser la coopération entre les économies émergentes. Pour un patron européen ou américain, est-ce que cela a un sens de vouloir associer les deux mastodontes asiatiques, la Chine et l'Inde ?Pour les entreprises, il ne s'agit pas d'opposer l'Inde et la Chine, car les problématiques de développement entre ces deux pays n'ont pas grand-chose à voir. Quand on compare le PIB par tête, l'Inde, avec environ 1.000 dollars par an et par habitant, se situe encore dix ou quinze ans derrière la Chine, où le revenu atteint 2.600 dollars par personne. Pour le moment, les investisseurs étrangers ont donc tout intérêt à profiter de la forte croissance chinoise, avant que le marché ne devienne trop concurrentiel, les acteurs chinois prenant naturellement le relais. Les entreprises multinationales pourront alors compter sur l'Inde, qui commencera à décoller. Prenez par exemple le développement des réseaux électriques : le cycle d'investissement chinois dans ce secteur a débuté il y une dizaine d'années et il devrait s'achever vers 2020. À ce moment-là, les besoins indiens dans le secteur seront très importants. C'est une stratégie à double détente ! Propos recueillis par Éric CholEn revenu par habitant, l'Inde se situe encore dix ou quinze ans derrière la Chine. »Associé de Bain & Company au niveau mondial.
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