Le Japon, un acteur clé pour l'industrie dans la région

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Quelques jours avant le tremblement de terre et le tsunami, les autorités japonaises se voulaient optimistes : après une contraction du PIB au quatrième trimeste de l'an dernier (- 1,3 %), la croissance était censée repartir. Las ! Les experts sont désormais formels, catastrophes naturelle et nucléaire devraient induire un recul du PIB de l'ordre de 0,5 % sur les trois premiers mois de cette année. Autrement dit, le Japon serait de nouveau officiellement en récession. Quant à la croissance sur toute l'année 2011, elle passerait, pour la banque UBS, à 1,4 %, contre un pronostic initial de 1,5 %. Oxford Economics, de son côté, met en avant la chute de la production industrielle nippone : elle devrait reculer de 5 % environ en mars, en raison de la paralysie des usines dans le pays. Une situation de nature à contaminer le reste de la région et le reste du monde, notamment par le biais des iPhones et autres iPads, « made in China », certes, mais à base de composants japonais... De fait, si l'économie de l'Archipel a été détrônée par la puissance chinoise, elle est restée en 2010 leader régional en termes d'innovations (142 milliards de dollars de dépenses de R&D), notamment en électronique. Or les producteurs intermédiaires (Corée du Sud, Taïwan), comme les assembleurs (telle la Chine), restent dépendants de cette « matière première ». Ils ne sont pas les seuls : de Detroit à la Silicon Valley, les États-Unis le sont aussi, de même que l'Europe. L.J.B. et C. J. G.

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