Chine et autres pays émergents, acquisitions, monétisation : Viadeo a de l'appétit

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LA TRIBUNE -  Sur quels marchés concentrez-vous vos efforts ? Olivier FECHEROLLE - Nous nous concentrons sur les marchés à forte croissance que représentent les pays émergents: Chine, Inde, Amérique du Sud et Russie. Ainsi que l\'Afrique : des bureaux à Dakar et Casablanca ont ouvert respectivement en mai 2011 et janvier 2012. En Chine, nous avons racheté Tianji en 2007, en Inde, nous avons fait l\'acquisition d\'Apna-Circle en 2008. Pour l\'Amérique du Sud nous avons ouvert un bureau à Mexico en 2008 et racheté UNYK. En Russie, nous avons fondé une joint venture avec un groupe de presse local pour créer Viadeo.ru. A la différence des autres réseaux, le B to B en local est très important pour Viadéo car nous sommes un réseau social professionnel. Des implantations locales sont donc nécessaires. Les pratiques de business sont très variables selon les pays, il faut proposer des services adaptés à chaque réseau local.Comment adaptez-vous votre offre selon les pays?Des services spécifiques sont développés, dans la façon de présenter les données par exemple. En Inde, un horoscope est inclus au profil car dans ce pays l\'astrologie est dans les milieux professionnels, contrairement à la France. En Chine, il y a une vraie localisation des services. De façon générale, les mêmes mécanismes sont mis en place (contacts entre membres, échanges entre les membres) mais la présentation est adaptée, l\'orchestration est différente car les codes du business sont propres à chaque pays.Quelles sont vos ambitions pour 2013-2014 ?Développer nos actifs dans les pays émergents et notamment en Chine, où le réseau compte déjà 11 millions de membres. En Amérique du Sud nous sommes toujours dans une logique d\'investissements, le potentiel de croissance de ce marché est très important. Nous poursuivrons une phase de monétisation et de démarche des professionnels locaux.Quels sont les éventuels obstacles au développement du réseau ?La principale difficulté c\'est que les marchés sont très locaux. Il est difficile de s\'y intégrer, de s\'y adapter depuis Paris. Ceci explique notre politique d\'acquisitions. Avoir des connaissances du marché sur place est indispensable. Et puis, comme pour tout réseau social, ce qui est compliqué c\'est d\'amorcer la mécanique, pour acquérir une masse critique qui attire ensuite d\'autres membres.Bientôt une introduction en Bourse ?L\'introduction en Bourse de Viadéo est évoquée depuis l\'an dernier. Un jour, les capital-risqueurs vont vouloir récupérer leurs actifs et l\'introduction en Bourse serait une bonne option pour leur permettre de le faire. Contrairement à un réseau comme Facebook, les revenus d\'un réseau social professionnel sont relativement prédictifs et l\'on s\'en sort en principe mieux en Bourse que les réseaux non professionnels. L\'introduction en Bourse devrait se faire dans deux ou trois ans. Pour assurer notre financement, nous avons d\'ores et déjà réalisé une levée de fonds de 24 millions d\'euros en avril 2012 auprès du FSI (Fonds Stratégique d\'Investissement) qui a contribué à hauteur de 10 millions d\'euros, mais également auprès de nos actionnaires historiques (Idinvest et Ventech) et de nouveaux investisseurs (dont la Banque d\'investissement Jefferies, l\'assureur Allianz et des fonds du Moyen-Orient).Viadéo a lancé une nouvelle application pour smartphone le 14 octobre dernier.

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