Endettement

Quand dérapage budgétaire rime avec basse-cour? Certains pays sont qualifiés d'ânes, vu leurs piètres performances en matière de discipline budgétaire, d'autres surnommés les « Pigs » (pour Portugal, Irlande, Grèce et Espagne). Des États-Unis à l'Europe en passant par le Japon, les pays riches se sont largement endettés pour relancer leurs économies. Le résultat, c'est que, selon Moody's, l'une des agences internationales de notation, le montant total de la dette souveraine mondiale devrait atteindre près de 50.000 milliards de dollars à la fin 2009. Celle de la Grèce équivaut à 120 % de son PIB, alors que les critères de Maastricht placent le maximum à 60 %? Tout cela augure mal pour 2010, d'autant que certains États, dont la note, pour les emprunts souverains a été dégradée (c'est vrai pour la Grèce, notamment, et l'Espagne pourrait suivre), devront offrir un rendement plus élevé sous peine de rebuter les investisseurs. Dans ces conditions, même si une forte reprise remplit les caisses des États, certains pays resteront en situation précaire. À ce titre, les projections du Fonds monétaire international sont alarmantes : le ratio de dette sur PIB devrait, pour les 10 plus grands pays du G20, augmenter encore, pour se situer à une moyenne de 118 % en 2014. Celle du Japon devrait atteindre 220 % à ce même horizon. Et plus rien n'est sacré : les observateurs envisagent une dégradation de la note des États-Unis, susceptible de faire tanguer le billet vert? L. J. B.

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