L'industrie du LBO devrait attirer plus de capitaux

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Investir dans le « private equity », d'accord, mais pas n'importe comment. Tel est en substance le sentiment exprimé par les investisseurs institutionnels interrogés par Coller Capital pour son 13e baromètre mondial du capital investissement. Le leader mondial des fonds secondaires (« fonds de fonds »), qui a interrogé plus de 100 « zinzins », constate que les investisseurs font preuve d'un regain d'enthousiasme : 34 % d'entre eux prévoient d'augmenter la proportion de leurs capitaux consacrés au capital investissement, contre 19 % il y a un an. Sélectivité accrueMais en parallèle, les investisseurs qui prévoient au contraire de réduire leur allocation sont passés de 11 % l'an dernier à 16 % cet hiver, et même à 19 % en Europe. « On voit ici l'impact des évolutions réglementaires qui pénalisent l'investissement dans le private equity », explique François Aguerre, directeur d'investissement de Coller Capital. À l'image de la directive Solvabilité 2, qui imposera dès 2013 aux assureurs de mobiliser en fonds propres 49 % du montant investi en capital investissement. De même, alors que les « zinzins » ne sont que 4 % à prévoir de réduire en 2011 le volume de leur investissement en Amérique du Nord (et 0 % en Asie-Pacifique), ils sont 12 % en Europe, contre 57 % qui projettent de l'augmenter. Les investisseurs se montrent aussi plus sélectifs. Notamment en Europe, ou 91 % ont refusé de ré-investir auprès d'un ou plusieurs gestionnaires pendant l'année écoulée (voir illustration). La même tendance est à l'oeuvre aux États-Unis (84 %, contre 79 % l'an dernier) et en Asie-Pacifique (70 % contre 52 %). Cette sélectivité accrue pourrait d'ailleurs être de bon augure pour les firmes de private equity les moins établies, car 75 % des investisseurs européens prévoient d'investir auprès de nouveaux gestionnaires au cours des 2 ou 3 prochaines années. Parmi eux, 67 % évoquent une volonté délibérée de trouver de nouveaux partenaires, tandis que pour 42 %, c'est plutôt la conséquence de l'expansion de leur programme de private equity. Enfin, 22 % indiquent l'envisager dans le cadre d'une refonte de leur portefeuille. B. J.

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