Paradis fiscaux : la Suisse est lasse d'être toujours dans le viseur

 |   |  299  mots
\"Nous considérons qu\'il est très important que les règles s\'appliquent à tous et nous nous engageons nous-même en faveur d\'un traitement égalitaire dans les forums multilatéraux\". La Suisse ne veut pas être la seule à qui l’on demande de faire des efforts, a fait savoir la ministre des Finances de la Confédération, Eveline Widmer-Schlumpf, à Reuters.La lutte contre l\'évasion fiscale, dont les pays du G20 avaient fait un objectif dès leur sommet de Pittsburgh en 2009, est revenue sur le devant de la scène. Les six premières puissances économiques de l\'Union européenne ont lancé la semaine dernière à Dublin une initiative pour lutter contre les paradis fiscaux et imposer une plus grande transparence bancaire, en Europe et au-delà. L\'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, l\'Italie, l\'Espagne et la Pologne, rejoints depuis par les Pays-Bas, la Belgique et la Roumanie, porteront le sujet en fin de semaine à Washington lors d\'une réunion des ministres des Finances du G20, à laquelle participera Eveline Widmer-Schlumpf.Singapour, Miami et îles Caïmans oubliés ?Mais la Confédération helvétique se plaint régulièrement d\'être soumise à un traitement particulier comparé à celui des centres financiers offshore que sont, par exemple, Singapour, Miami et les îles Caïmans. \"Des révélations récentes ont conformé que divers centres financiers en Amérique et en Asie ne se conforment pas aux règles internationales\", souligne la ministre suisse en faisant allusion aux données mises au jour par l\'Offshore Leaks et portant sur des milliers de détenteurs de comptes bancaires secrets. Selon l\'Association des banquiers suisses, sur les 120.000 établissements financiers pointés par ces documents, seuls 0,05% sont basés en Suisse.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :