La relance de PSA Peugeot Citroën en Europe se fait attendre

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Aïe, la relance de PSA en Europe, promise par le président du constructeur Philippe Varin, se fait attendre. En août dernier, les immatriculations de voitures neuves du groupe tricolore ont encore chuté fortement dans l\'Union européenne (-17,3% à 64.907 unités), selon l\'ACEA (Association des constructeurs européens d\'automobiles). Peugeot et Citroën plongent de façon à peu près équivalente au sein du consortium. C\'est le plus fort plongeon des constructeurs européens. Avec un point bas historique. La part de marché du groupe PSA est passée sous la barre des 10%!Marché en recul de 5%Le marché automobile total, lui, n\'a reculé en août que de 5%. Renault fait mieux que PSA, avec une hausse de 6% imputable à sa marque roumaine Dacia à bas coûts (+16,5%). La marque Renault seule ne croît que légèrement (+1,5%).Pas mieux sur huit moisSur huit mois, PSA aura vu ses immatriculations de voitures dégringoler de 12,3% à 878.586 exemplaires. Peugeot baisse un peu moins (-10,5%) que Citroën (-14,3%). PSA signe là aussi le plus fort recul de la production automobile du Vieux continent. Renault fléchit de 2% sur cette première partie de l\'année, la chute de la marque au losange étant compensée par le boom de Dacia. Le marché européen total a fléchi pour sa part de 5,2% sur huit mois.Marché français en berneCertes, les marchés sur lesquels PSA est fort se portent mal , telles la France, l\'Espagne ou l\'Italie. mais cela n\'explique pas tout. Il y a structurellement un glissement des immatriculations de PSA en Europe vers le bas depuis plusieurs années. Ce lourd recul est d\'autant plus grave que PSA dispose de modèles récents comme la petite 208 ou la toute dernière 2008, un \"Crossover\" de ville.Croissance espéréePhilippe Varin table toutefois sur une amélioration de sa part de marché en Europe au deuxième semestre, mais il a refusé, au salon de Francfort la semaine dernière, de donner l\'objectif pour cette année. Problème: la firme reste encore extrêmement dépendante de ce marché européen, qui génère près de 60% de ses volumes mondiaux. Ses usines tournent en conséquence (au premier semestre) à 74% à peine de leurs capacités en Europe, voire à 61% sur la seule France. 

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