Fiscalité : Ayrault et Hollande ne font pas la pause en même temps

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La pause fiscale, ce n\'est pas pour maintenant. Le chef du gouvernement, Jean-Marc Ayrault, a concédé ce mardi 17 septembre qu\'il n\'y aurait qu\'un \"ralentissement l\'an prochain et que cette pause \"ne sera effective qu\'en 2015.Il s\'agit en effet d\'un ralentissement, pour aller à une pause fiscale qui sera effective en 2015 (...) \"Nous demandons un effort aux Français, notamment mais pas seulement, j\'en ai conscience, à ceux qui ont des revenus plus élevés. Mais ceci nous le faisons pour notre modèle de solidarité.Une echéance que le ministre du budget, Bernard Cazeneuve, avait déjà indirectement évoqué ce dimanche.>> Bernard Cazeneuve promet la pause fiscale... pour 2015!Pourtant, au mois d\'août François Hollande avait affirmé que le temps était venu de stopper, pour un temps tout du moins, la hausse des prélèvements. \"Grâce à l\'engagement de substantielles économies, le temps est venu de faire - plus tôt qu\'il n\'avait été prévu - une pause fiscale\", avait-déclaré au journal Le Monde. Une déclaration qui risque de mettre le feu aux poudresCette déclaration du Premier ministre devrait rapidement ranimer les débats sur le \"ras-le-bol fiscal\" des Français. Dans les rangs de l\'opposition, Nathalie Kosciusko-Morizet a été l\'une des premières à dégainer sur iTélé :Le gouvernement sur le sujet aura utilisé tout l\'éventail des expressions, dans un concours de sémantique: on allait augmenter les impôts le moins possible après ce fut une pause fiscale, finalement c\'est un ralentissement, après un ralentissement de la hausse.Il y a quelques jours, Ségolène Royal avait elle-même tancé le gouvernement sur le sujet et n\'y était pas allé par quatre chemins.>> \"Résoudre les problèmes par des impôts nouveaux, c\'est le degré zéro de la politique\" (Ségolène Royal)D\'après un sondage CSA pour le journal Nice Matin, rendu public le week-end dernier, 84 % des sondés confiaient partager le \"ras-le-bol fiscal\", auquel avait fait allusion quelques jours plus tôt le ministre de l\'Economie Pierre Moscovici.

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