Facs et recherche emportent le gros lot
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Grandes gagnantes du grand emprunt, les universités et la recherche, qui devraient « empocher » 16 milliards d'euros. Deux milliards d'euros seraient consacrés à l'acquisition d'équipements de recherche, 4 milliards à la valorisation des recherches et des innovations et surtout 10 aux universités. C'est Alain Juppé, le coprésident de la commission, lui-même, qui avait vendu la mèche en début de semaine dernière aux adhérents UMP bordelais de son fief : les universités françaises n'étant « pas au niveau », faute de dépenses d'investissement suffisantes depuis plusieurs années. Un constat que ne contredira pas la ministre de l'Enseignement supérieur. Mais Valérie Pécresse, qui s'évertue régulièrement depuis deux ans et demi à mettre en exergue la rallonge de 1,8 milliard d'euros dont bénéficie son ministère, aura peut-être regretté que ne soit pas soulignée son action. dotation en capitalQuoi qu'il en soit, cette manne de 10 milliards d'euros ne se traduirait pas par des espèces sonnantes et trébuchantes pour les universités sélectionnées (les 5 à 10 meilleures seraient concernées). Sur le modèle de ce qui se fait déjà pour les fondations ou l'opération campus (5 milliards d'euros pour 12 campus d'excellence), les établissements recevraient une dotation en capital dont seul pourrait être utilisé le produit du placement, soit 300 à 400 millions par an. L'entourage de Valérie Pécresse indiquait cependant hier que ces pistes n'étaient pas encore définitivement arbitrées. Clarisse Jay
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