Vers un nouveau bras de fer avec BruxellesMême d'ampleur mo...
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Vers un nouveau bras de fer avec BruxellesMême d'ampleur modérée, l'emprunt auquel souhaite procéder Paris n'enchante pas la Commission européenne. Cette dernière souhaite comptabiliser cet emprunt dans l'évaluation de la dette et du déficit de la France. Une position que conteste Christine Lagarde. Pour la ministre de l'Économie, « la modalité d'utilisation de l'emprunt entraîne ou non un critère maastrichien de la dette ». Par ailleurs, comme le rappelle le rapporteur général du Budget au Sénat, l'UMP Philippe Marini, en ce qui concerne les dépenses financées par le grand emprunt, l'État devra « soit se comporter en investisseur avisé, soit soumettre les interventions à financer au contrôle de la Commission européenne au titre des aides d'État ». A. E.Une ombre sur la note de la France??À 35 milliards, dont seulement 22 milliards nouvellement empruntés sur les marchés, le grand emprunt « n'est pas en soi suffisamment important pour remettre véritablement en question la notation AAA de l'État français », expliquait mardi Moody's. Sachant que le besoin de financement de la France ? avant emprunt ? était pour 2010 de 212 milliards d'euros, l'ampleur de l'emprunt supplémentaire est somme toute restreinte. L'agence de notation souligne néanmoins que l'emprunt réduira vraisemblablement, « de manière toutefois limitée, la distance qui sépare la France d'un abaissement de sa notation ». De plus, cette opération sur les marchés viendra peser un peu plus sur la soutenabilité de nos finances publiques menacées par le relèvement à venir des taux d'intérêts. A. E.
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