Whirlpool lance son sèche-linge « Green Generation »

Whirlpool commercialisera en décembre son nouveau sèche-linge « Green Generation » fabriqué depuis peu dans son usine d'Amiens (Somme), qui emploie 370 salariés en contrat à durée indéterminée (CDI) et 150 intérimaires. Lors d'une visite guidée de ce site, les dirigeants de Whirlpool France (467 millions d'euros de chiffre d'affaires, quatrième filiale en taille du groupe américain) ont présenté jeudi le « sèche-linge de classe A au prix le plus bas du marché » (750 euros). Pour cet appareil qui présente un « taux de recyclabilité de 90 % » et ne contient pas de gaz réfrigérants (à effet de serre), Whirlpool a opté pour le process « traditionnel » par condensation et non pour la technologie plus coûteuse de la pompe à chaleur.Calcul de l'humidité résiduelleLa condensation permet un « séchage plus performant et plus rapide », assure le constructeur, qui dit avoir « optimisé les consommations d'énergie ». Il a ainsi opté pour un moteur à bobine électromagnétique, plus économe en énergie qu'un moteur classique pour faire tourner le tambour de la machine. Il a aussi breveté un système pour « optimiser le séchage » : le tambour métallique fait office de « sonde » qui calcule le taux d'humidité résiduelle, explique Guillaume André-Wallut, responsable produit ; « en fonction de ce taux, la machine arrête ou poursuit le séchage ».Côté consommation d'énergie, les sèche-linge équipés de « pompe à chaleur » sont gagnants, malgré leurs cycles plus longs. Mais, selon Guillaume André-Wallut, l'écart n'est pas considérable : « 0,48 kWh par kg de linge pour le sèche-linge 9 kg ?Green Generation?, contre 0,27 kWh par kg pour la meilleure classe A/pompe à chaleur. » Selon lui, le coût élevé des sèche-linge avec pompes à chaleur (environ 1.000 euros) ne justifie par l'économie énergétique réalisée.Pour produire ce sèche-linge, Whirlpool a investi 20 millions d'euros et mené une vaste réorganisation industrielle. Depuis 2002 et la délocalisation de la production des lave-linge vers la Slovaquie, le site d'Amiens a traversé trois plans sociaux, réduit son effectif de 850 à 370 personnes et est passé de 32 à 35 heures hebdomadaires, sans augmentation de salaire.Claire Garnier à Amie

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