Bruxelles punit neuf géants de l'informatique

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Quelque 331 millions d'euros. C'est la lourde amende infligée ce mercredi par la Commission européenne à neuf fabricants de puces à mémoire. Le sud-coréen Samsung paie le plus lourd tribut (145,73 millions d'euros), suivi par l'allemand Infineon (56,7 millions), le sud-coréen Hynix (51,47 millions), les japonais Hitachi (20,41 millions), Toshiba (17,64 millions), Mitsubishi Electric (16,61 millions), NEC (12,53 millions), Elpida Memory (8,5 millions), et, enfin, par le taiwanais Nanya (1,8 million).À l'origine de cette sanction : une entente illégale entre ces différents groupes, qui a débouché sur un maintien artificiel de prix élevés dans le secteur des puces à mémoire, du 1er juillet 1998 au 15 juin 2002. Les groupes incriminés peuvent s'estimer heureux. Ils auraient pu écoper d'amendes encore plus importantes, susceptibles de représenter jusqu'à 10 % de leur chiffre d'affaires. Mais il se trouve que la Commission européenne, chargée de la réglementation de la concurrence dans l'Europe des Vingt-Sept, a mis en place, en 2008, une procédure simplifiée qui permet aux sociétés plaidant coupables de bénéficier d'une ristourne de 10 % sur le montant de leur amende. L'idée étant, pour la Commission, de boucler plus vite ses enquêtes et, partant, de disposer de davantage de temps pour examiner d'autres ententes.Conséquence, Samsung assure que le montant de sa pénalité ne l'empêchera pas d'honorer ses obligations financières. À noter que l'américain Micron, qui a également participé à l'entente, n'a pas été sanctionné. Pour la simple raison que c'est lui qui a dénoncé l'existence du cartel à la Commission... C. L.

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