Emprunt  : la balle est dans le camp de Nicolas Sarkozy

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Pour le couple d'anciens Premiers ministres formé par Alain Juppé et Michel Rocard, l'heure est au « baby-blues ». Ils ont officiellement remis hier leur bébé à Nicolas Sarkozy. Ce rapport, baptisé « Investir pour l'avenir », identifie « 7 axes prioritaires d'investissements d'avenir » afin de réussir la France de l'après-crise. Cette France de demain s'appuiera sur deux moteurs : « l'économie de la connaissance et l'économie verte ». Pour parvenir à ce nouveau modèle de développement, la commission préconise 35 milliards d'euros d'investissements de l'État, dont 16 milliards pour l'enseignement supérieur et la recherche. Mais la commission espère que le futur emprunt entraînera par effet de levier la mobilisation de financements privés, locaux et européens, et un investissement total de plus de 60 milliards d'euros.rentabilitéComment en être sûr ? « Le versement des fonds publics sera conditionné au versement de fonds privés », assure Alain Juppé. Pour autant, ni lui ni Michel Rocard n'ont fourni d'évaluation de la rentabilité de ces investissements ou de l'impact de ces dépenses sur la croissance de la France. Mais, précise le rapport, « dans tous les cas, les dépenses choisies sont porteuses d'une rentabilité directe (dividendes, royalties, intérêts?) ou indirecte (recettes fiscales induites par une activité économique accrue) pour l'État et de bénéfices socio-économiques pour la collectivit頻. Selon la commission, ces investissements donneront lieu à la constitution d'actifs pour l'État à « hauteur de près de 60 % », soit une valeur de l'ordre de 20 milliards d'euros. Une manière de répondre aux critiques de Bruxelles qui ne voit dans cet emprunt qu'un accroissement de la dette de la France. Le sujet ne laisse pas indifférente la commission Juppé-Rocard puisqu'elle suggère en outre que l'État réduise ses dépenses courantes à hauteur de la charge d'intérêts supplémentaire générée par l'emprunt.La balle est désormais dans le camp de Nicolas Sarkozy. Le président de la République se serait montré « approbateur » de la teneur du rapport qui lui a été remis hier. S'ouvre à compter de la semaine prochaine une période de consultation. Nicolas Sarkozy recevra les partenaires sociaux quand François Fillon consultera les partis politiques. Le président annoncera « le choix des priorités nationales ainsi que les modalités de l'emprunt dans les premiers jours de décembre », indique l'Élysée.

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