L'instabilité au Nigeria menace la production

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La production des pays de l'Opep risque de souffrir d'une raréfaction des exportations du Nigeria à court terme. Une perspective de nature à soutenir les cours du baril, qui cotait 77,50 dollars hier pour le WTI. Au regard des deux derniers mois, le nombre de barils extraits du sous-sol nigérian ne peut que progresser. Le premier pays africain producteur de pétrole, qui extrait près de 2 millions de barils par jour, a vu sa situation politique se dégrader rapidement ces dernières semaines. Le président du pays, Umaru Yar'Adua, hospitalisé en Arabie Saoudite depuis deux mois, n'a pas formellement délégué son pouvoir, et la violence ne cesse de grimper entre les communautés chrétiennes et musulmanes du pays. Des affrontements entre les deux clans auraient fait 300 morts depuis le début de la semaine. Sur le plan politique : ni la nouvelle loi sur le pétrole ni le budget 2010 n'ont été adoptés. Certaines sociétés attendent toujours le renouvellement officiel de leur permis d'exploitation, et notamment Shell et Chevron.Les compagnies pétrolières craignent de surcroît que l'absence du président ne laisse le Mend (Movement for the Emancipation of the Niger Delta) redoubler de vigueur. Le mouvement est le principal artisan des actes de sabotage des installations pétrolières du delta, dans le sud du pays. Il a, en décembre, interrompu une fragile trêve en endommageant un oléoduc près de Port Harcourt. « Vu l'efficacité réduite du gouvernement, il ne devrait pas y avoir de progression sérieuse des dépenses d'infrastructures » au Nigeria, déplorait hier Veronica Kalema, directeur chez Fitch, craignant que cela ne pèse sur le niveau de la production d'hydrocarbures envisageable. Aline Robert

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