Chez Facebook, Barack Obama est déjà en campagne pour 2012

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Devant le fondateur et patron de Facebook, le milliardaire Mark Zuckerberg, le président américain devait mercredi soir faire entendre son message de hausses d'impôts pour les riches. Dans le cadre d'une tournée de promotion de sa stratégie budgétaire, Barack Obama s'exprimait au siège social de Facebook, à Palo Alto en Californie. Il devait y déployer les mêmes arguments que la veille. « Tout le monde va devoir faire des sacrifices, avait-il expliqué mardi devant des étudiants de Virginie. Si nous demandons à des gens de faire des petits sacrifices en bénéficiant de moins de services publics dans leurs quartiers, alors nous pouvons demander aux millionnaires et aux milliardaires de faire également un petit sacrifice. » Le président démocrate défend ainsi sa décision de ne pas prolonger les cadeaux fiscaux accordés aux ménages les plus aisés, ceux gagnant plus de 250.000 dollars par an (soit environ 172 000 euros). Une promesse de campagne qu'il avait dû sacrifier en novembre dernier après la victoire des républicains lors des élections de mi-mandat mais qu'il entend désormais honorer, à moins de deux ans de la prochaine présidentielle.Sacrifices partagésSi le sujet des impôts reste particulièrement sensible aux États-Unis, le discours de la Maison Blanche convainc plutôt l'opinion publique. Selon un sondage effectué pour le « Washington Post », 72 % des Américains approuvent cette hausse d'impôts pour les riches, qui ne concernerait que 2 % de la population américaine. Ils seraient même 45 % à accepter une hausse minime de leurs impôts pour limiter l'impact des prochaines réformes de Medicare, l'assurance santé des personnes âgées, et du régime des retraites. Les coupes dans Medicare et Medicaid sont justement le remède préconisé par le camp républicain.En plaidant pour des sacrifices partagés, Barack Obama prépare déjà le terrain pour la présidentielle de novembre 2012. Et ménage l'aile la plus à gauche du parti démocrate, qui s'était sentie trahie par la première reculade de la Maison Blanche sur le sujet.En Californie, le président américain joue, pour ainsi dire, « à domicile » : cet État, plutôt démocrate, avait été le plus gros contributeur à sa campagne de 2008, contribuant pour 78 milliards de dollars.Après sa visite chez Facebook, Barack Obama devait rencontrer des donateurs à San Francisco et à Los Angeles. Le président commence déjà à engranger les contributions financières, alors que la prochaine campagne s'annonce comme la plus chère de l'histoire.

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