Marseille devra restaurer la confiance

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Doit-on l'interpréter comme la promesse d'un retour pérenne à la fiabilité ? Rien n'est jamais sûr. À compter du 3 mai prochain, le Grand Port Maritime de Marseille (GPMM) commencera à transférer près de 400 agents portuaires aux sociétés privées chargées d'exploiter les terminaux conteneurs (Eurofos et Seayard à Fos, Intramar et Intramar STS à Marseille), minéralier et céréalier (Carfos) et à la filiale du GPMM Fluxel pour les terminaux pétroliers de Fos et Lavera. Qualifié « d'étape décisive » de la réforme portuaire, ce transfert découle de la signature le 15 avril des conventions de détachement et de la nouvelle convention collective nationale qui réunira sous un statut unique les dockers des sociétés privées et les portiqueurs et les grutiers du GPMM. Service minimum demandéPour la direction du port, « cette avancée capitale va permettre l'exploitation rationalisée des terminaux, à l'image de ce qui se pratique dans les grands ports européens ».Il en faudra beaucoup plus pour convaincre les clients de Marseille-Fos. Sans même parler du récent rapport de la Cour des comptes qui listait les dysfonctionnements ayant conduit à l'effondrement de ses parts de marché en Europe, la défiance se constate dans les trafics du premier trimestre 2011. La progression globale atteint 1 % par rapport à la même période l'an dernier, à 21,8 millions de tonnes, grâce à la croissance sur les hydrocarbures, GNL en tête (+ 46 %). Mais les vracs solides chutent de 19 %, les marchandises diverses de 11 % et ? 17 % sur les seuls conteneurs. Ces reculs dénotent-ils un comportement conjoncturel des chargeurs ou une stratégie durable ? À suivre mais le scepticisme demeure. À Marseille le 14 avril, le président d'Esso France, Francis Duseux, qui possède une raffinerie à Fos, annonçait que le groupe n'entrerait pas directement au capital de la filiale Fluxel parce que le GPMM y restera majoritaire. « Ce port a la plus belle logistique d'Europe, des emplois à gagner. Mais son climat social et des tarifs supérieurs à ses concurrents ont provoqué un immense gâchis », confie-t-il, en réclamant l'instauration d'un service minimum... Jean-Christophe Barla, à Marseille

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