Benoît de Juvigny, nouveau numéro deux de l'AMF

Après la nomination de Gérard Rameix en août dernier à la tête de l’Autorité des marchés financiers, institution qu’il connaissait bien pour en avoir été le secrétaire général pendant six ans, du temps de Michel Prada, l’arrivée d’un nouveau secrétaire général se précise. Selon nos informations, le futur numéro deux de l’AMF ne serait autre que l’actuel secrétaire général adjoint, en charge de la direction des émetteurs, à savoir Benoît de Juvigny.Successeur de Thierry FrancqIl viendrait ainsi remplacer Thierry Francq venu épauler Jean-Pierre Jouyet lors de sa nomination à la tête du gendarme de la Bourse en 2009.Traditionnellement, les nouveaux patrons de cet organe de régulation arrivent toujours avec un nouveau secrétaire général. Lequel est directement impliqué dans toutes les affaires en cours, contrairement au président qui a davantage le rôle de superviseur. Raison pour laquelle Jean-Pierre Jouyet a finalement pu arriver à la tête de la Caisse des Dépôts, une implication plus directe dans les différents litiges concernant des filiales de la CDC ayant pu l’en empêcher.Développer les transactions administrativesBenoît de Juvigny connaît bien l’institution de la place de la Bourse. Diplômé d\'HEC et de l\'IEP de Paris, ancien élève de l\'ENA, inspecteur général des finances, il a notamment été directeur de cabinet de Tony Dreyfus au secrétariat d\'Etat auprès du Premier ministre, ainsi que conseiller au cabinet de Michel Rocard à Matignon, de 1989 à 1991. En 1991, il a rejoint le Crédit Lyonnais, au sein duquel il a occupé, entre autres, les postes d\'administrateur-directeur du Crédit Lyonnais Belgium à Bruxelles et de directeur chez Clinvest. Il a intégré l\'AMF en octobre 2004, au poste de chef du service des prestataires et des produits d\'épargne. Il était donc à ce jour secrétaire général adjoint. S’annoncent pour lui de nombreux défis à relever. Il sera ainsi en première ligne pour impulser le nouveau tournant de cette institution, résolument décidée à focaliser son attention sur le contrôle des intermédiaires. Avec le désir manifeste de développer au maximum les transactions administratives en cas de litiges de faible importance. Et ce, sur le modèle anglo-saxon. De même, l’AMF s’implique-t-elle de plus en plus sur la thématique de la gouvernance au sein des entreprises cotées. Une façon d’anticiper aussi les possibles manquements d’initiés.

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