Sarkozy veut sortir de la crise pour penser à 2012

 |   |  485  mots
électionsEn déclarant le 13 décembre qu'en tant qu'épouse un mandat présidentiel lui suffirait, Carla Sarkozy a relancé les spéculations sur les intentions de Nicolas Sarkozy concernant une nouvelle campagne élyséenne en 2012. Le chef de l'État et ses proches collaborateurs ont plusieurs fois laissé entendre qu'une candidature à un second mandat n'était pas assurée. Une petite musique jouée un peu plus en sourdine depuis le début de la crise, Nicolas Sarkozy étant attaché à démontrer qu'il est concentré sur le court et le moyen terme.Interrogé le 16 décembre sur Canal Plus, le chef de l'État a affirmé qu'il prendrait « le moment venu, en 2011 », la décision de se présenter ou non l'année suivante. « Ma femme, Carla, est une personne extrêmement sincère, qui parle en disant les choses et, quand on lui a posé cette question, elle a d'abord pensé à moi. Elle sait très bien que ce genre de décision, il faudra la prendre le moment venu et le moment venu, c'est en 2011. D'ici là, j'ai un travail à faire qui est extrêmement difficile », a-t-il souligné.UMP déjà prête« Carla sait aussi qu'il n'y a pas que ma situation qui comptera, il y a bien d'autres éléments qui s'appellent la France et l'intérêt de la collectivité. Et, à ce moment-là je ne suis pas seul à décider et je ne déciderai pas simplement par rapport à mes propres problèmes personnels », a ajouté Nicolas Sarkozy.à l'UMP, on estime qu'il n'y aura pas d'alternative à une candidature du président sortant en 2012. D'ores et déjà, les responsables du parti planchent sur de possibles thèmes de campagne.Avant de se plonger dans la préparation de l'échéance majeure, Nicolas Sarkozy sait qu'il doit gérer une sortie de crise incertaine. Il aborde l'année 2010 dans un contexte morose après avoir passé le cap de la mi-mandat avec une cote de popularité en berne. Les régionales de mars seront un test pour sa stratégie électorale, qui vise à bâtir une dynamique de second tour en arrivant largement en tête au premier. Les sondages montrent jusqu'ici que cette théorie a ses limites car les réserves de voix à droite restent insuffisantes, ce qui pourrait permettre à la gauche de conserver un maximum des vingt régions sur vingt-deux qu'elle dirige depuis 2004. Et ce malgré ses propres divisions.Avec une majorité souvent indisciplinée, comme elle l'a montré avec les réformes des collectivités territoriales et de la taxe professionnelle ou le débat sur l'identité nationale, Nicolas Sarkozy se prépare à un des rendez-vous les plus délicats du quinquennat : l'achèvement de la réforme des retraites, engagée en 2008 avec les régimes spéciaux. Sur fond de remontée du chômage et d'aggravation persistante des déficits publics.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :