Les pays riches doivent s'attaquer à leurs déficits publics

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« Les politiques de relance ont joué un rôle essentiel dans la reprise de l'économie mondiale », rappelle le FMI. Mais ces plans de relance ? de l'ordre de 2 points de PIB au niveau mondial sur les années 2009 et 2010 - couplés à une chute des recettes fiscales ont débouché sur un creusement abyssal des déficits publics, qui atteignent 9 points de PIB dans les pays développés. Du jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale ! Ces déficits menacent aujourd'hui d'étouffer la reprise. Le FMI demande donc à ses pays membres d'y remédier. « Les économies développées doivent d'urgence établir et mettre en oeuvre des politique crédibles de réduction des déficits inscrites dans un calendrier précis », estime le FMI. Menace de hausse des tauxLe risque est évidemment que la défiance des marchés ne provoque une hausse des taux d'intérêt à long terme comme la Grèce en fait aujourd'hui la douloureuse expérience. « La demande croissante du secteur public risque d'évincer le secteur privé du crédit », et « une hausse des primes de risque pour les États pourrait faire monter les coûts des emprunts pour le secteur privé », explique le Fonds.Le FMI s'inquiète notamment de la situation des Etats-Unis. « La consolidation budgétaire devra être une des priorités lorsque la reprise sera solidement engagée », estime le FMI. « Si rien n'est fait (...) le déficit devrait remonter à 8 % du PIB en 2020, et la dette publique devrait dépasser alors les 100 % du PIB ».Les pays émergents sont dans une situation beaucoup plus confortable. Les dettes publiques y sont bien souvent inférieures à 40 % du PIB et, compte tenu de la vigueur de la croissance, le ratio dette publique/PIB est appelé à décroître dans un proche avenir. X. H.

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