L'incertitude sur le sauvetage de la Grèce électrise les marchés

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La pression exercée par les marchés sur la zone euro et Athènes est montée d'un cran mercredi, en raison de l'incertitude persistante entourant un éventuel sauvetage de la Grèce. L'euro a renoué avec ses plus bas de vendredi, enfonçant le seuil de 1,34 dollar, tandis que les valeurs bancaires étaient sous pression. Le taux des obligations d'Etat grecques à 10 ans a bondi à un nouveau record historique de 8,3 %, alors que des négociations concernant le mécanisme d'aide conjointe du FMI et de l'Union européenne démarraient le même jour à Athènes. Le ministre des Finances grec a annoncé qu'un texte commun serait rédigé d'ici au 15 mai, qui servira de « cadre de référence en cas d'activation du mécanisme d'aide », même s'il a répété que son gouvernement n'a pas demandé officiellement d'aide. Les déclarations de son homologue allemand concernant le délai législatif nécessaire (près de 2 semaines) pour autoriser un prêt la Grèce a, en outre, relancé les craintes des marchés sur les réticences de Berlin.Autre sujet d'inquiétude, le Portugal a également été dans le viseur des marchés, en raison de son déficit proche de 10 %. Ce pays a vu son taux à 10 ans grimper de 11 points de base, à 4,75 %. A l'instar d'un certain nombre d'observateurs, inquiets d'une contagion des difficultés grecques aux autres mauvais élèves de la zone euro, la FMI a pressé les autorités grecques et européennes à agir. « Le principal risque est que, si elles restent incontrôlées, les inquiétudes des marchés sur la liquidité et la solvabilité de la Grèce pourraient se transformer en une crise de la dette souveraine à grande échelle », a souligné l'institution dans son rapport sur les perspectives économiques mondiales publié mercredi.Ces tensions interviennent alors que les pays européens émettront cette année un record de 1.000 milliards d'euros de dette. Si les titres français et surtout allemands tirent profit des turbulences en tant que valeurs refuges, les pays pris dans l'étau des marchés voient le coût de leur dette bondir. « On traite mieux aujourd'hui une entreprise du compartiment spéculatif de mauvaise qualité que la dette grecque, qui fait pourtant encore partie de la catégorie investissement », souligne Etienne Gorgeon, directeur Taux et crédit chez Edmond de Rothschild IM. L'écart entre les taux allemands et grecs a dépassé les 5,2 % mercredi, tandis que celui avec les taux portugais a dépassé 1,7 % pour la première fois depuis mars 2009. Le Portugal a notamment placé mercredi 500 millions d'euros d'obligations à 9 mois à un taux de 1,08 %, contre 0,65 % lors de son opération de novembre. nle Portugal a également été dans le viseur des marchés.

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