Van Rompuy et son groupe de ministres au chevet de l'Union monétaire

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Vendredi, les ministres des finances des Vingt-Sept, la Banque centrale et la Commission européenne étaient à Bruxelles pour mettre au point le protocole médical d'une zone euro convalescente. Renforcement du pacte de stabilité, réduction des écarts de compétitivité, gestion de crise et enfin amélioration des institutions en charge de la gouvernance de la zone euro étaient au programme, sous le pilotage du président du Conseil européen Herman van Rompuy. Quel que soit le mode opératoire choisi, il ne fait aucun doute que les Vingt-Sept vont très vite toucher le nerf de la souveraineté fiscale des États. La cure passe par « des procédures budgétaires croisées », « l'intégration du pacte de stabilité dans la législation nationale », des sanctions accrues et autres gages de coordination et de rigueur budgétaire, a précisé la ministre française de l'Économie. Ces mesures réduiront forcément les marges de manoeuvre des gouvernements. « Les parlements nationaux doivent être souverains, qu'ils doivent être les premiers informés des décisions de dépense et de recette importantes que des pays comme le Royaume-Uni ont à faire », avait déclaré à son arrivée le nouveau chancelier de l'échiquier britannique, George Osborne, tout en soulignant la nécessité de réduire les déficits.Entente cordiale entre Lagarde et SchäubleChristine Largarde et son homologue, le ministre fédéral des Finances Wolfgang Schäuble, ont tenu à afficher une entente cordiale en s'adressant conjointement à la presse à l'issue de la rencontre. Néanmoins, Paris a défendu avec succès une réforme à traité constant, alors que certaines propositions mises sur la table par Berlin requerraient une modification des traités. « On doit le plus possible travailler dans le cadre des traités actuels », a confirmé Herman van Rompuy. « Il faut se concentrer sur ce qui est « délivrable ». «Ce que l'on peut faire maintenant, il faut le faire », a dit Christine Lagarde. L'idée, défendue par Berlin, de pouvoir déclarer la faillite d'un État, ne devrait donc pas faire partie du paquet attendu en octobre, en vue du Conseil européen d'automne. De même que la proposition belge de communautariser une partie des émissions obligataires des membres de l'eurozone.Les changements fondamentaux pour plus tardWolfgang Schäuble a assuré qu'il était « pleinement d'accord » avec cette approche. Mais il est possible que des changements plus fondamentaux du pacte qui scelle l'union monétaire soient finalement décidés ultérieurement. « Peut-être que nous aurons besoin de changer les traités, mais nous ne devons pas attendre trois ans pour prendre des décisions », a dit le ministre allemand. Le véhicule spécial créé le 10 mai, vu comme une préfiguration d'un fond monétaire européen, a une durée de vie limitée à 3 ans. Le groupe Van Rompuy se réunit à nouveau le 7 juin.

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