Le statut actuel permet-il d'apporter de l'argent frais ?
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La Poste est-elle obligée de changer de statut pour se développer ? Jean-Paul Bailly, qui préside aux destinées de l'opérateur postal, a le premier ouvert la boîte de Pandore il y a plus d'un an, en soumettant au gouvernement son idée de transformer l'établissement public en société anonyme. « Il avait auparavant émis l'idée d'introduire La Poste en Bourse », rappelle Sud PTT. François Ailleret, qui s'était vu commander un rapport sur la question par le Premier ministre, avait conclu qu'un changement de statut ferait du sens, pour permettre à La Poste d'augmenter son capital. Les besoins de l'opérateur se chiffrent en effet à 2,7 milliards d'euros. « Juridiquement, la Caisse des dépôts et consignations (qui doit verser 1,5 milliard d'euros à La Poste, aux côtés de l'État qui déboursera 1,2 milliard) ne peut pas rentrer dans un Epic », martèle-t-on à La Poste. « Il est aujourd'hui possible de maintenir La Poste telle qu'elle est, tout en créant les conditions de son développement », assure de son côté la CGT. « S'il n'y avait pas la perspective de faire sauter un verrou, il n'y aurait aucune raison de changer de statut », estime de son côté Sud PTT. De fait, les syndicats redoutent surtout de voir à terme des actionnaires privés entrer au capital. Et imposer leurs diktats en matière de rentabilité économique. Ingrid Seithume
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