L'avenir du logement social est en jeu
La Tribune
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Les organismes HLM craignent que le gouvernement accorde plus d'importance aux demandes des banques qu'aux engagements pris envers le logement social. « En 2008, Christine Lagarde et Christine Boutin ont déclaré que le taux de centralisation ne descendrait pas sous 70 % », rappelle le président de l'USH, Thierry Repentin. Les organismes de logement social estiment qu'ils auront besoin d'emprunter 12,6 milliards d'euros pour construire 100.000 logements neufs chaque année d'ici à 2013, puis 11,4 milliards d'euros par an (75.000 logements) à partir de 2014. A cette date, l'encours des prêts atteindrait 150 milliards d'euros. 190 milliards d'euros devraient être centralisés à la CDC, selon l'USH. « Avec une croissance des dépôts de 2 % par an, un taux de centralisation de 75-76 % paraît approprié, mais le risque existe qu'ils stagnent. Le taux devrait alors monter à 95 % », explique son délégué général, Pierre Quercy.
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