Les business angels français prennent sous leur aile plus de 300 start-up, bon an mal an

 |  | 538 mots
Lecture 3 min.
C\'est dans un climat particulier que s\'ouvrira, lundi, la septième édition de la Semaine des business angels, ces particuliers qui investissent dans de toutes jeunes entreprises. Organisée par France Angels, la fédération française des business angels, cette manifestation, qui se déroule dans tout le pays, a pour but de faire naître des vocations. « L\'an dernier, sur les 2.100 participants, 10% à 15% sont devenus des business angels », se félicite Philippe Gluntz, président de France Angels.Cette année, les « recrutements » pourraient s\'avérer plus délicats, les business angels étant « menacés de conditions fiscales toujours plus contraignantes », dénonce France Angels. De fait, nombre de business angels font partie du fameux mouvement des « pigeons », qui s\'est révolté fin septembre contre le projet de Budget 2013, lequel prévoyait un alourdissement de la taxation des plus-values de cessions de valeurs mobilières, jusqu\'à 60% contre 19% auparavant.Une chance sur deux de retrouver sa miseCertes, « les aspects fiscaux ne constituent pas la priorité des business angels, qui sont principalement motivés par la participation à une aventure entrepreneuriale et au développement économique de leur région », nuance Philippe Gluntz, président de France Angels. « Pour autant, la fiscalité ne doit pas décourager cette motivation car les business angels prennent de véritables risques. Ils ont en effet une chance sur deux seulement de retrouver l\'argent qu\'ils ont investi dans une start-up.»Un assouplissement qui ne concerne pas les business angels« Nous n\'avons vu arriver l\'alourdissement de la taxation des plus-values de cession qu\'au dernier moment, comme la plupart des investisseurs et des entrepreneurs. C\'est une grave erreur de faire ça. Et il n\'y a pas de raisons que les amendements obtenus depuis par les créateurs d\'entreprises ne s\'appliquent pas aux business angels de la première heure », s\'indigne Philippe Gluntz. En effet, si les entrepreneurs ont obtenu du gouvernement un maintien du taux de taxation à 19% - à condition qu\'ils aient possédé au moins 10% du capital durant deux ans et qu\'ils en détiennent toujours 5% au moment de la cession -, les business angels, eux, ne sont pas concernés par cet assouplissement.44,5 millions d\'euros investis dans 327 sociétésOr ces derniers n\'investissent pas des sommes négligeables dans l\'économie française. En 2011, les quelque 4.000 business angels que compte le pays ont injecté 44,5 millions d\'euros, au total, dans 327 jeunes pousses, pour l\'essentiel situées en Ile-de-France, dans la région Rhône-Alpes et dans le Languedoc-Roussillon. Un montant en hausse de 11,3% par rapport à 2010, et dont plus des deux tiers (68%) est allé aux secteurs du commerce électronique, des biotechnologies et des cleantech, ces techniques et services industriels basés sur l\'utilisation de ressources naturelles. Surtout, près de la moitié des sociétés financées par ces business angels sont âgées de trois ans, tout au plus, et leur chiffre d\'affaires n\'excède pas 199.000 euros. Un segment de plus en plus délaissé par les fonds de capital-risque, qui préfèrent désormais à ces start-up des entreprises plus matures, voire déjà bénéficiaires.  

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :