Le modèle des sociétés à bas coûts séduit les investisseurs

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ourseDédaignés avant la crise, les modèles à bas coûts prennent aujourd'hui leur revanche sur le passé. Et pour cause. Appauvris, les consommateurs ont dû mettre leur folie des grandeurs de côté et traquent désormais les bonnes affaires. Poussant les sociétés à revoir leurs prétentions à la baisse, comme en témoignent les taux d'inflation nuls ou négatifs de chaque côté de l'Atlantique. Au grand bonheur des groupes low-cost, dont le développement repose précisément sur une offre tarifaire très compétitive. Surtout lorsqu'on sait que la capacité de reprise bénéficiaire des entreprises en 2010 dépendra principalement d'une optimisation de leurs volumes de ventes. Les investisseurs ne s'y sont pas trompés et ne cachent par leur préférence par rapport à des concurrents aux profils plus classiques.easyjet bénéficiaireOn peut les comprendre. Easyjet a certes vu son résultat d'exploitation fondre de 33 % au titre du 30 septembre 2009, mais la compagnie est restée bénéficiaire après une hausse de 13 % de ses revenus. Et cela alors que les recettes d'Air France-KLM ne devraient pas lui permettre de renouer l'équilibre avant 2012, selon le consensus Bloomberg. De même, Orange a généré un chiffre d'affaires stable de juillet à septembre, tandis qu'Iliad a enregistré une envolée de 40 % sur la même période. Ces écarts de performance financière se retrouvent dans les cours de Bourse.Ainsi, Easyjet dépasse en moyenne de plus de 15 points l'indice Footsie et Air France-KLM depuis le début de l'année. De son côté, Iliad fait la course en tête (+ 27 %) devant le CAC 40 (+ 16 %) et France Télécome;lécom (? 15 %) par rapport au 1er janvier 2009. En outre, un courant acheteur se profile sur Walmart, premier hard discounter de la planète, au détriment de Carrefour depuis début novembre. Autre exemple : un écart de 15 points sépare Inditex de H&M, à la faveur de ce dernier.simplification de l'offreSelon Franck Courthéoux, fondateur du cabinet de consulting API France, les sociétés low-cost bénéficient généralement d'un coût de revient unitaire plus bas que la moyenne. Notamment grâce à une simplification maximum de l'offre.Pour Andrzej Kavalec, analyste chez Moneta AM, « ce modèle fonctionne surtout pour des produits ou services (aviation, location de voitures) à technologie banalisée ». Il juge d'ailleurs que ce type de structure est susceptible de séduire un nombre croissant de fonds d'investissement. Au moins tant que, à l'image de la croissance de 27 % de l'activité d'e-commerce au cours des neuf premiers mois de l'année, les ménages manifesteront leur volonté de payer moins cher. Alimentant ainsi un peu plus chaque jour les profits des spécialistes du low-cost. nInfographie2col 55mm

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