La Palestine pâtit des difficultés de Dubaï

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ImmigrationLes Palestiniens jouent de malchance. La récente crise à Dubaï les a touchés de plein fouet. Des milliers de Palestiniens installés dans l'émirat se sont en effet retrouvés au chômage, victimes notamment de l'éclatement de la bulle immobilière. « Des ouvriers, mais aussi des ingénieurs et du personnel très qualifié avec des années d'expérience ont été licenciés », explique un responsable du ministère palestinien des Finances.Le coup est d'autant plus dur que ces travailleurs transféraient une bonne partie de leur salaire à leur famille restée au pays. Or la moitié des revenus des Palestiniens provient de la diaspora qui soutient, à bout de bras, une population qui a subi avec les violences de l'Intifada une chute d'un tiers de ses revenus en une décennie. Une partie des Palestiniens installés à Dubaï ont réagi en allant tenter leur chance dans les pays voisins du Golfe, en Arabie Saoudite ou au Qatar, les autres se résignant à rentrer chez eux.léger mieuxCe choc financier tombe d'autant plus mal que la population commençait à peine à ressentir un léger mieux. La levée de dizaines de barrages sur les routes de Cisjordanie a contribué au retour de la croissance, évaluée par la Banque mondiale à 7 % après plusieurs années de régression. En revanche, la bande de Gaza contrôlée par les islamistes du Hamas est toujours soumise à un blocus israélien aux effets économiques dévastateurs. En Israël, même les difficultés de Dubaï ne sont pratiquement pas perceptibles. Comme le soulignent les commentateurs, avec une certaine ironie, le boycott arabe, qui a empêché depuis des décennies tout investissement direct d'entreprises israéliennes à Dubaï, a pour une fois eu des retombées positives. Pascal Lacorie, à Jérusalem

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