Felix Marquardt, l'Atlantique pour ADN

 |   |  564  mots
De Bakou, en Azerbaïdjan, à São Paulo, au Brésil, en passant par la Géorgie, le Kazakhstan, Oman ou la Colombie, il court, il court, Felix Marquardt, 36 ans, fondateur en 2007 du cabinet de conseil en relations internationales Marquardt & Marquardt. Ce soir, c'est à Paris qu'il officie. Pour la sixième édition des Dîners de l'Atlantique, qu'il a créés en 2009, il réunit autour du président colombien Juan Manuel Santos, le gotha de la politique, de la finance, du monde des affaires et de la culture. La manifestation sera coprésidée par la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie. Parmi les invités, il y aura le PDG de Thales, celui de Saint-Gobain, le PDG d'Edenred, les secrétaires d'État Thierry Mariani, Jeannette Bougrab et Anne-Marie Idrac, mais aussi des écrivains, et le rappeur Brasco. Les précédents Dîners de l'Atlantique ont accueilli Mikheil Saakashvili, le président géorgien, Noursoultan Nazarbayev, président du Kazakhstan et Jose Maria Figueres Olsen, ancien président du Costa Rica. Avec des invités comme Claude Guéant, secrétaire général de l'Élysée, Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères ou Celso Amorim, ministre brésilien des Affaires étrangères. Au programme des Dîners de l'Atlantique pour cette année 2011, il y aura l'économiste américain Nouriel Roubini (le 2 mars), un dîner sur l'Inde en avril, puis les femmes de l'Atlantique seront à l'honneur en avril, et en novembre, l'invité d'honneur sera le président indonésien Yudhoyono. « Rassembler »« J'ai la conviction que le monde se porte mieux quand, à défaut de s'entendre, les pays partageant les valeurs de l'Atlantique, l'un des axes structurants de la grande conversation mondiale, s'écoutent. J'ai créé les Dîners de l'Atlantique car il m'est apparu crucial de rassembler tout le monde autour de la table pour parler des grands sujets qui nous préoccupent », explique cet inconditionnel de Jean-François Revel. « L'Atlantique, c'est mon ADN. Il coule dans mes veines », confie ce citoyen à la double nationalité américano-autrichienne. Son père, autrichien, qui a fait ses études de droit aux États-Unis, est partner d'un grand cabinet d'avocats d'affaires américain à Paris. Sa mère, d'origine grecque et hongroise, est américaine, du Bronx. Elle possède une galerie d'art contemporain place des Vosges à Paris. Et Felix dans tout ça ?Après une scolarité chahutée au cours de laquelle il s'est fait virer de tous les établissements huppés accueillant les fils de bonne famille parisiens, il est parti faire ses études aux États-Unis. Mais si « les Américains sont très compétents sur le plan professionnel, redoutables même », Felix, c'est quelqu'un qui a besoin de vivre dans une société où s'épanouissent l'art, la littérature, l'histoire, la philosophie, la musique - c'est un passionné du XIXe siècle, de l'histoire des nations. Alors, en 1998, il rentre en France et produit du rap français. Puis il sera la plume d'Agnès Touraine, alors chez VUP, et de Lindsay Owen Jones chez L'Oréalcute;al, avant de devenir le directeur de la communication de l'« International Herald Tribune ». Il est allé à Davos. Il a rencontré les grands de ce monde. Il a tissé sa toile. Ce grand sensible a la gnaque. Il en veut et il réussira !

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :