La lutte continue sur la réforme de la santé

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États-UnisBarack Obama est en passe de remporter une importante bataille sur le front de la santé, mais son combat est loin d'être gagnée. Ce jeudi, le Sénat doit se prononcer sur un ambitieux projet de loi qui permettrait à 31 millions d'Américains dépourvus de couverture maladie d'en obtenir une. Mais pour que le président des États-Unis promulgue enfin une vaste refonte du système de santé, le Sénat devra concilier son texte avec celui adopté par la Chambre des représentants en novembre. Les leaders démocrates des deux Chambres, Harry Reid et Nancy Pelosi, espèrent parvenir à un compromis avant le discours sur l'état de l'Union que l'hôte de la Maison-Blanche prononce traditionnellement à la fin janvier. D'ici là, les lobbys industriels et les républicains tenteront d'édulcorer la réforme, tandis que démocrates conservateurs et de gauche s'affronteront sur les différences entre les textes votés par les deux Chambres.énorme pressionDès le début janvier, les négociateurs du Congrès plancheront sur trois principaux dossiers. Tout d'abord, sur l'utilité d'une « option publique », une caisse maladie fédérale devant entrer en concurrence avec les assureurs du privé, rejetée par le Sénat mais votée par la Chambre, à laquelle tient l'aile gauche du parti démocrate. Deuxième contentieux : pour financer une partie de la réforme, les représentants veulent augmenter l'impôt sur le revenu des ménages aisés, tandis que les sénateurs préféreraient taxer les assurances santé les plus onéreuses, ainsi que les profits des assureurs eux-mêmes. Enfin, la Chambre refuse que les assureurs santé dont les clients bénéficient d'aides fédérales couvrent des avortements. Le texte du Sénat autorise ces assureurs à couvrir des IVG, mais sur des polices d'assurance distinctes.Une pression énorme sera exercée sur les représentants pour qu'ils fassent des concessions au Sénat, où 60 élus sur 100 soutiennent une réforme de la santé, le nombre de votes tout juste nécessaires pour que les républicains ne puissent la torpiller. Car à la Chambre haute du Congrès, le démocrate conservateur, Ben Nelson, et l'élu indépendant, Joe Lieberman, dont le soutien est crucial, ont prévenu qu'ils se montreraient inflexibles au sujet de l'avortement et de l'« option publique ». Barack Obama s'est pour sa part dit satisfait de la version du Sénat, également soutenue par la principale association américaine de médecins (AMA).

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