Renforcer la compétitivité pour lutter contre la Chine

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« La concurrence n'a jamais été aussi facile et féroce. Mais c'est une compétition que nous pouvons gagner. » Volontariste, Barack Obama devrait l'être mardi soir en s'adressant aux Américains. Alors que la croissance semble se renforcer mais que l'emploi reste à la traîne, le président américain devrait insister sur la nécessité de renforcer la compétitivité de l'économie américaine. « Nous pouvons rivaliser avec n'importe quelle autre nation à condition de faire tout ce qui est possible pour renforcer la productivité des travailleurs, débrider l'ingéniosité des entreprises et exploiter le dynamisme de notre économie », a-t-il expliqué samedi.Ces deux dernières années, les États-Unis ont perdu leur statut d'économie la plus compétitive dans le classement annuel du Forum économique mondial. Détrônés en 2009 par la Suisse, ils ont été dépassés l'an passé par la Suède et Singapour. Quatrièmes, ils sont désormais talonnés de près par l'Allemagne et le Japon. « L'absence de stabilité macroéconomique demeure l'une des principales faiblesses de l'économie américaine », note le Forum. La contraction du marché du crédit, les taux d'imposition, la régulation croissante et l'inefficacité de l'administration sont, selon ce rapport, les autres points noirs du pays. De nombreux atoutsMais la première économie mondiale présente également de formidables atouts : des entreprises innovantes, un excellent système universitaire participant aux efforts de recherche et de développement, le premier marché domestique mondial et la souplesse du marché du travail. Avec l'amélioration de la productivité et la hausse limitée des coûts salariaux, les coûts de production dans l'industrie ont par ailleurs reculé de 12 % entre 2002 et 2009, selon les statistiques du bureau du Travail. Dans le même temps, ils ont progressé de 6 % en Allemagne, de 11 % en Grande-Bretagne et de 14 % en France. Des écarts amplifiés par la variation des taux de change. Mais pour les Américains, la menace n'est plus européenne ou japonaise. Elle est chinoise et impose de réagir vite. Jérôme Marin, à New York

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