« La mise en place du service diplomatique est notre priorité »

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Ressentez-vous de l'inquiétude dans les milieux européens à l'approche de la présidence belge de l'Union européenne à partir du 1er juillet ? C'est vrai que le jour où le gouvernement belge est tombé, à quelques semaines du début de la présidence, d'aucuns m'ont dit : « C'est le pire moment ! » Je comprends cette inquiétude. La Belgique est depuis longtemps une sorte de laboratoire de l'Europe, or, pour l'instant, on apparaît comme un pays en panne d'inspiration. Concernant la présidence, nous y travaillons depuis deux ans et, croyez-moi, nous sommes vraiment bien préparés. La mise en place du nouveau service diplomatique européen et de l'initiative citoyenne sont nos priorités majeures. Pour l'heure, c'est le gouvernement démissionnaire d'Yves Leterme qui gère les affaires courantes. Le nationaliste flamand Bart De Wever table sur un nouveau gouvernement d'ici octobre, or la présidence commence le 1er juillet...C'est le surréalisme belge ! Personne ne sait dire quand la Belgique aura un nouveau gouvernement. On parle de septembre, d'octobre... Il n'est pas impossible que le gouvernement actuel reste en affaires au-delà de la présidence belge ! Ne serait-il finalement pas préférable que les ministres qui ont préparé la présidence restent aux commandes ? Nos administrations sont préparées et nous aurons nous-mêmes à coeur de transmettre le relais dans les meilleures conditions. La présidence belge s'est dite prête à se mettre en retrait pour laisser toute la place à Herman Van Rompuy et Catherine Ashton. Cela a pu être interprété comme une incapacité à prendre les rênes de l'Europe...C'est tout l'inverse ! Je n'ai jamais dit que la Belgique se mettrait en retrait. J'ai dit que l'on appliquerait le traité de Lisbonne complètement. Et ce traité institue deux nouvelles fonctions : un président du Conseil européen et une ministre des Affaires étrangères. Ce qui éclipse un petit peu les rôles de notre Premier ministre et de notre ministre des Affaires étrangères. Ce n'est pas du tout une question de se mettre en retrait ! Avec 171 millions d'euros, la présidence française a été la plus coûteuse de l'histoire. Combien va coûter la présidence belge ?Notre présidence est placée sous le signe de la sobriété. Elle coûtera au total 90 millions d'euros et nous devrions même faire réaliser 8 millions d'économies. Propos recueillis par Yann-Antony Noghès, à Bruxelles Olivier Chastel, secrétaire d'état belge aux Affaires européennes

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