Ces champions du CAC 40 qui ont effacé la crise

Les effets de la crise se gomment peu à peu au niveau des cours de Bourse des stars du CAC 40. Près de la moitié d'entre elles (17) ont retrouvé leurs niveaux précédant la chute de Lehman. Certaines plus que d'autres. Les différences de performances varient de 48 points entre le premier et le dix-septième de la liste. Sans vraiment laisser apparaître de logique sectorielle. Hormis peut-être au travers des deux représentants du luxe cotés. En tête de classement, PPR a bondi de 48 % depuis le 12 septembre 2008, trois jours avant la faillite de la tristement célèbre banque américaine. Et cela pendant que LVMH, logé à la cinquième place, s'est envolé de 30 %. Pour le reste, la situation est très diffuse. On retrouve, pêle-mêle, l'industrie des biens d'équipements avec Schneider Electric situé en deuxième position, un fabricant de verres ophtalmiques (Essilor), un groupe parapétrolier (Technip), un concessionnaire de parking et autoroutes (Vinci) ou encore le géant mondial des cosmétiques (L'Oréalcute;al). Une tendance commune se dessine néanmoins. Tous bénéficient d'une position dominante ou d'un savoir-faire discriminant dans leurs secteurs respectifs. contrôle des margesPermettant généralement aux principaux concernés un meilleur contrôle des prix, donc des marges, dans une conjoncture perturbée. Certains cas sont plus particuliers comme PPR qui a notamment profité au cours de ces six derniers mois de l'entrée en Bourse réussie de sa filiale CFAO. Seulement voilà, l'allant des dix-sept élus est encore bien peu de chose face à l'onde de choc de la crise sur la valorisation du secteur financier. Crédit Agricolegricole s'en sort le mieux malgré une chute de 12,6 % depuis le 12 septembre 2008. Derrière, les dégringolades s'enchaînent avec BNP (- 15,6 %), Axa (- 24,2 %) ou encore Société Généralecute; Générale (- 30 %). Et cela alors que les banquiers et les assureurs pèsent tout de même 17 % au sein de l'indice parisien. Dans ce contexte, il devient difficile pour l'indice parisien de rejoindre ses niveaux d'il y a un an et huit mois. Vendredi, il valait toujours 380 points de moins qu'à l'époque. Effacer l'impact d'une telle tempête n'est pas chose aisée. Surtout lorsque la précarité financière des Pigs (Portugal, Irlande, Grèce et Espagne) en Europe ou la volonté des grandes instances de réguler au plus vite le monde bancaire ramènent à une réalité assez grise.

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