Le projet de Bourse obligataire de Nyse-Euronext obtient un avis favorable du comité Cassiopée

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Un pas de plus a été fait vers la création d'une plate-forme obligataire parisienne. Mis en place fin avril pour mettre en oeuvre ce projet de place, le comité Cassiopée a rendu ce lundi un avis favorable aux propositions de Nyse-Euronext. Si d'autres projets ont déjà été rendus au comité présidé par Sylvain de Forges, pour qui « il est tout à fait envisageable que plusieurs plateformes coexistent et se concurrencent car il y a un très grand nombre de lignes sur les marchés obligataires », cette nouvelle étape lance en tout cas la phase opérationnelle. Elle devrait déboucher sur la mise en service de la plate-forme d'ici le premier trimestre 2011, selon le calendrier indicatif de Nyse-Euronext .Affichage public des prixPensée à partir des 18 caractéristiques publiées le 26 avril dernier par le Comité Cassiopée, la future plate-forme de Nyse-Euronext sera ouverte à toutes les institutions financières professionnelles autorisées en Europe pour la négociation d'obligations d'entreprises libellées en euro. « Avec cette plate-forme on passe d'un modèle où les clients appelaient des opérateurs pour obtenir un prix à un modèle de carnet d'ordre ressemblant à celui des marchés actions » permettant « la constitution de la profondeur de marché », explique Philippe Musette, directeur des marchés de taux Europe chez Nyse-Euronext. Selon Arnaud de Bresson, délégué général de l'organisme de promotion de la place de Paris Europlace, la nouvelle structure permettra de favoriser une « meilleure transparence et une meilleure efficacité », via l'affichage public des prix et des quantités échangées. Aujourd'hui essentiellement organisé de gré à gré, le compartiment obligataire s'était gelé après la faillite de Lehman Brothers en raison de l'absence de prix et de l'incapacité des banques à animer le marché.Outre cette transparence « pre-trade », la future plate-forme offira également des fonctionnalités « post-trade », comme le reporting des opérations déjà effectuées, la compensation (assurée par LCH. Clearnet) et le règlement-livraison (gérés par Euroclear et Clearstream). « La compensation des instruments permet de supprimer le risque de contrepartie », souligne Philippe Musette. Une sécurité de plus pour éviter un nouveau gel du marché. J. B.

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