Niches fiscales  : le rabot se fait plus tranchant

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Eviter de passer au plan R. R comme rigueur. C'est depuis quelques jours le sens des messages distillés depuis l'Elysée, Matignon ou Bercy. Pour ne pas être contraint de prendre des mesures générales de hausses d'impôts à l'automne ou plus tard si jamais la croissance était inférieure aux attentes, le gouvernement annonce un durcissement de sa politique fiscale et budgétaire. Dimanche, François Baroin a déclaré qu'il faudrait probablement que le gouvernement accentue son effort d'économies sur les niches fiscales en s'approchant de 10 milliards d'euros entre 2011 et 2013. Un coup de rabot qui épargnera les « plus fragiles », a souligné le ministre du Budget. deuxième vaguePour atteindre l'objectif incontournable d'un déficit public ramené à 6 % de PIB en 2011, les crédits de fonctionnement et d'intervention de l'Etat devraient baisser l'an prochain respectivement de 1 milliard et de 3,5 milliards d'euros. Sur plus long terme, la réduction des dépenses viendra aussi de la deuxième vague de la Révision générale des politiques publiques, présentée mercredi, et dont l'objectif est d'obtenir 10 milliards d'euros d'économies via, par exemple, la suppression de 10.000 voitures du parc automobile de l'Etat, la réduction de 10 % des postes en administration centrale ou une baisse de 20 % des budgets de communication des ministères.Tout le monde devra consentir des efforts supplémentaires, mais les entreprises seront particulièrement sollicitées pour apurer le déficit des comptes sociaux. Revenant vendredi sur la réforme des retraites, François Fillon a reconnu que le transfert des actifs du Fonds de réserve des retraites à la caisse d'amortissement de la dette sociale ne serait pas suffisant. Le Premier ministre a donc annoncé qu'il y aura « d'autres mesures qui seront des mesures de recettes ». Selon nos informations, la piste d'une hausse de la CRDS serait écartée. Plus généralement, l'idée de faire peser ces prélèvements sur les ménages ne serait pas retenue. Les entreprises paieront via la réduction ou le recalibrage de certaines niches. Ivan Best et Anne Eveno

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