L'offshore gagne du terrain en France
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formatiqueContrairement à leurs homologues américaines ou britanniques, les entreprises françaises ont longtemps été réticentes à confier la gestion de certains pans de leur système d'information à des ressources situées dans des pays émergents. Le groupe Accenture, qui a tenu la semaine dernière une table ronde sur le sujet, estime cette époque révolue. « C'est aujourd'hui un prérequis dans les cahiers des charges qu'on nous montre. Depuis un an ou deux ans, le tabou de l'offshore a saut頻, estime Yves Bernaert, responsable des activités offshore pour Accenture en France. Les données compilées par le Syntec Informatique en atteste : l'offshore a pesé environ 5-6 % du marché français des services informatiques en 2008, soit 1,5 milliard d'euros, s'inscrivant sur une tendance de croissance de 30 % à 50 % par an. Aujourd'hui, l'offshore, ou plutôt « le global sourcing », en jargon Accenture, est absolument central dans sa stratégie, comme dans celles des plus grands groupes mondiaux de services informatiques. Accenture compte ainsi 177.000 employés dans le monde, dont 80.000 personnes dans ces centres de services ? 40.000 en Inde, sa première implantation, devant les États-Unis, et 15.000 aux Philippines. Les clients français sont pour leur part essentiellement servis depuis deux zones francophones : à Casablanca, au Maroc, et à l'île Maurice.l'argument du prixTous les grands groupes qui promeuvent l'offshore avancent, au-delà des économies qu'il permet, la qualité du service fournie, grâce à l'industrialisation des processus (dans la gestion d'une paye ou pour du test logiciel par exemple). Ou encore, la pertinence d'une présence mondiale pour servir des clients qui le sont aussi. Mais l'argument du prix reste spectaculaire. Tout coûts confondus, si un employé coûte 15 % moins cher à Nantes qu'à Paris, selon Accenture, l'économie atteint 50 % à Casablanca, 60-70 % à l'île Maurice. En Inde ou aux Philippines, elle atteint environ 80 %. « La crise accélère la vitesse de décision des entreprises », assure Kris Wadia, responsable des activités offshore pour Accenture monde. « Celles qui décident d'y aller se lancent directement, sans grandes phases pilotes, et veulent le bénéfice tout de suite. Les entreprises qui y ont déjà recours en veulent plus. » Olivier Hensgen.
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