Button en champion

 |   |  547  mots
Il y a quinze jours, après un Grand Prix de Bahreïn ennuyeux au possible, on remettait déjà en cause le nouveau règlement de la F1 qui aurait tué le spectacle et le suspense. Rien que ça. Ce dimanche à Melbourne, le public en a eu pour son argent : une météo changeante, des accidents et beaucoup, beaucoup de dépassements. Et Jenson Button, champion du monde en titre, est sorti de cette mêlée furieuse dans l'Albert Park pour prouver que son titre mondial n'était pas en toc. Le Britannique réussit la performance de s'imposer dès sa deuxième course chez McLaren en signant une deuxième victoire de rang en Australie. Un succès qui fait taire tous ses détracteurs qui pensaient qu'il allait se faire dévorer par son coéquipier Lewis Hamilton, l'enfant chéri de la firme de Woking : « C'est une sensation très spéciale de gagner car il m'a fallu du temps pour me sentir à l'aise dans l'équipe », a confessé Button. Sous une pluie fine, tout commence dans la folie avec un tête-à-queue de Fernando Alonso dès le premier virage et un véritable jeu de massacre marqué par quatre abandons en 5 tours. Quand la pluie cesse au sixième tour, Jenson Button fait le premier le pari de troquer ses pneus intermédiaires pour des pneus secs et de les garder jusqu'au drapeau à damier - confié ce dimanche à l'acteur John Travolta. Sous un ciel très menaçant et alors qu'il y a encore 52 tours à couvrir, le choix de Button semble très osé. « Cinquante-deux tours avec ce seul train de pneus, c'était risqué mais je le sentais, a glissé l'Anglais après sa victoire. J'ai glissé dès le premier virage mais ensuite mon rythme était bon. Je me suis échappé alors que les autres s'arrêtaient. » Devant, Sebastian Vettel mène grand train. Mais l'Allemand craque au 26e tour et laisse la tête à Button.vettel encore malchanceuxAu moment où les comptes se feront en vue de l'attribution du titre mondial, Sebastian Vettel pourra se souvenir qu'entre Bahreïn et Melbourne, il n'aura marqué que 12 petits points alors qu'à chaque fois il était lancé vers la victoire. Douze au lieu de 50 points, l'affaire n'est pas mince. Et, cette fois encore, c'est sa mécanique qui l'a trahi. Le reste n'est qu'une joyeuse empoignade entre Robert Kubica, Felipe Massa, Fernando Alonso, Lewis Hamilton et Mark Webber. Le Polonais de Renault, parti en neuvième position, réussit la performance de hisser sa monoplace sur la deuxième marche du podium malgré les assauts répétés de ses adversaires. Il devance Felipe Massa et Fernando Alonso qui conserve la tête du championnat (37 points) devant son coéquipier. La marque rouge de la Scuderia s'imprime déjà sur cette saison. Mais ce dimanche, Jenson Button avait visiblement encore gardé un peu de la formule d'invincibilité qui avait fait son succès en 2009. n afp« C'est une sensation très spéciale de gagner car il m'a fallu du temps pour me sentir à l'aise dans l'équipe », a confessé Button. 9e sur la grille de départ, kubica réussit à terminer 2e derrière button.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :