Vauban Humanis arbitre ses projets stratégiques sans recourir au Saas

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Le modèle de logiciels à la demande, appelé Saas pour « Software as a Service », a gagné ses lettres de noblesse avec des entreprises comme Salesforce (gestion des forces de vente et des centres de contact), Sidetrade (gestion des encours clients) ou SuccesFactors (gestion des talents et de l'exécution d'une stratégie d'entreprise). Au lieu d'installer une ou plusieurs applications sur ses propres serveurs, une entreprise les utilise à distance, via Internet.Cette approche des logiciels délivrés en tant que services démocratise le suivi de projets et le travail collaboratif en ligne. Pourtant, chez le groupe de protection sociale Vauban Humanis, on l'estime encore immature : « Nous avons examiné quelques solutions hébergées et nous avons trouvé des programmes encore très jeunes. Même si certains commencent à devenir intéressants, leur périmètre fonctionnel reste assez limité. Ils correspondent surtout à la gestion de projets simples », estime Emmanuel Santerne, le responsable du département pilotage des activités de la DSI.Suivi spécifiqueHuitième groupe national de protection sociale, Vauban Humanis est également présent sur les métiers de la santé, de la prévoyance, de l'action sociale et de l'épargne. Il a besoin d'un suivi spécifique, conforme à ses méthodes, avec un « workflow » bien précis. Ses 1.700 salariés sont situés, en majorité, dans le Nord-Pas-de-Calais, les sites de Paris, du Centre et d'autres régions contribuant à couvrir 3,18 millions de personnes pour un total de 3,45 milliards d'euros de cotisations encaissées.« Nous voulions une visibilité centralisée de l'ensemble du portefeuille de projets avec tous les indicateurs à jour pour mieux arbitrer », retrace-t-il. Or, les offres en ligne comme les progiciels d'entrée de gamme ne répondent pas à ce suivi global. Vauban Humanis a dû trancher rapidement pour mener à bien ses opérations de croissance externe, en particulier. Le programme recherché devait pouvoir suivre un ensemble d'activités concernant deux à quatre directions différentes.Le choix s'est porté sur Planisware, un progiciel de suivi de projets qui a été mis en oeuvre par la SSII Additeam. Il permet de répondre à plusieurs types de questions : faut-il poursuivre ou pas tel projet ? Comment le lotir ? Avec quelles ressources en maîtrise d'ouvrage et quels moyens informatiques ? Peut-on démarrer un autre projet transversal en parallèle ? « Nous ressentons plusieurs bénéfices au niveau du suivi budgétaire et du reporting. Nous partageons aussi une meilleure connaissance de la progression du portefeuille de projets, en temps réel », souligne Emmanuel Santerne. Le budget total de l'opération - évalué à 350 kilo-euros - restera inférieur à celui d'un développement interne (deux tiers pour l'intégration, un tiers pour les licences logiciels). À terme, les décideurs pourront réagir en temps réel sur le respect des jalons et les coûts imputables à chaque projet : « Nous allons plus en profondeur dans l'analyse des activités et sur un périmètre plus large qu'auparavant », apprécie Emmanuel Santerne.

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