SarkObama, un match au sommet

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Comment peut-on faire ensemble pour que ce qui s'est passé voilà dix-huit mois ne se reproduise pas ? » Amical mais ferme, Nicolas Sarkozy a prévenu : lors de sa première rencontre bilatérale prévue ce mardi à Washington depuis l'investiture de Barack Obama, l'avenir de la réglementation financière et celui de la gouvernance mondiale constitueront les sujets de discussion qu'il entend privilégier. S'exprimant lundi à l'université de Columbia, à New York, le président français s'est félicité du réchauffement des relations franco-américaines, stimulé selon lui par le retour de la France dans le commandement intégré de l'Otan. Mais Nicolas Sarkozy a aussi engagé la « première puissance du monde à partager, écouter et échanger », notamment sur les dossiers économiques. « Europe et États-Unis, nous pouvons inventer les règles de l'économie de demain », a plaidé le président français. Lors d'une conférence téléphonique la semaine dernière, Obama « a demandé ce que nous comptions faire avec la Grèce », a indiqué Sarkozy. Lorsque l'administration Bush « a laissé tomber Lehman Brothers, j'aurais aimé que l'on nous demande notre avis », a regretté le dirigeant français. intérêt des États-UnisNicolas Sarkozy qui se défend de vouloir « surréglementer » la finance a prévenu qu'il défendra auprès de son homologue américain deux projets, qu'il « portera lorsqu'il présidera le G20 » en 2011 : la « définition d'un nouvel ordre monétaire international » et l'encadrement des marchés des matières premières. Il a ajouté qu'il est aussi dans l'intérêt des États-Unis que « chaque partie du monde soit représentée au Conseil de sécurit頻 de l'ONU. Une telle intégration permettrait de faire pression sur l'Iran pour que le pays « ne se dote pas de l'arme nucléaire » et de lutter contre le terrorisme. Selon les médias américains, Barack Obama, de retour d'Afghanistan, devrait demander au président français d'encourager les Européens à renforcer leurs contingents dans le pays. « Nous resterons en Afghanistan parce que la lutte contre les terroristes, c'est une lutte qui nous concerne tous », s'est contenté de promettre Nicolas Sarkozy.

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