La fusion de « Be » et « Envy » rebat les cartes dans les magazines féminins
La Tribune
La Tribune
Trois nouveaux magazines féminins lancés en quelques mois sur un marché déjà très encombré (plus de trente titres), c'était du jamais-vu?! Les groupes Lagardèrerave;re et Marie Claire en tirent les conclusions. De leurs deux hebdomadaires lancés ils y a six mois, il n'en restera qu'un?: « Be », celui de Lagardèrerave;re. Marie Claire apporte son « Envy », et seulement une partie de l'équipe, à une société commune créée pour l'occasion. Détenue à 80 % par Lagardèrerave;re et 20 % par Marie Claire, elle éditera également le magazine people « Public » apporté par Lagardèrerave;re Active (« Elle », « Paris Match », « Télé 7 jours », « Le Journal du dimanche », etc.).Double effet bénéfique« Dès l'instant où on passe de trois à deux magazines, il y a un double effet bénéfique, pour la diffusion et la publicité, explique Didier Quillot, le patron de Lagardèrerave;re Active. On va créer une spirale vertueuse, on ne sera plus obligé de lancer des promos chaque semaine. » En fait, ce n'est pas la bataille de la diffusion que « Be » et « Envy » ont perdu face à « Grazia », lancé il y a tout juste un an par l'éditeur italien Mondadori (« Auto Plus », « Closer », « Télé Poche », « Science et Vie », etc.), mais celle de la publicité. Les trois hebdos se vendaient chacun à un peu plus de 170.000 exemplaires par semaine. Sur le plan publicitaire, « Grazia » a nettement pris l'avantage. Selon le décompte du cabinet Yacast, le féminin de Mondadori est parvenu à commercialiser en moyenne 29 pages de publicité par numéro, soit deux fois plus que ses jeunes concurrents. Mondadori assure dans ses comptes semestriels que « les résultats de ?Grazia? continuent d'être excellents, même après le lancement de ?Envy? et ?Be?». Avec ce mariage, l'objectif d'atteindre l'équilibre au bout de trois ans est maintenu pour « Be ». En revanche, le retour sur investissement en cinq ans n'est plus à l'ordre du jour. Cette rationalisation intervient alors que le groupe Lagardèrerave;re a confirmé qu'il tablait sur 40 millions d'euros d'économie en 2010. Il anticipe désormais une croissance d'environ 3 % des recettes publicitaires de Lagardèrerave;re Active en 2010 et non plus une stagnation. Jean-Baptiste Jacqu
La Tribune
Après chaque consultation médicale, le gouvernement veut afficher la facture de la Sécu par SMS
Transparence salariale : la France accélère la transposition sous pression européenne
Budget : le gouvernement pris dans un scénario noir
Moins nombreux et plus diplômés : le profil des nouveaux immigrés en France