Virus Boats souhaite faire ramer les femmes
La Tribune
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Spécialisée dans la conception et la fabrication de bateaux à aviron (yoles, skiffs, kataram) et à voile (catamarans), la société Virus Boats vient de lancer une nouvelle silhouette de yole, destinée à une clientèle plus féminine. « Plus légère, plus stable, cette yole est idéale pour les sportives ou celles qui pratiquent l'aviron de loisirs, argumente Laouen de Kersauson, président du chantier naval situé à Plouhinec (Morbihan). Elle leur assure la stabilité de la yole de mer classique, qui pèse normalement une cinquantaine de kilos contre une vingtaine ici, et la légèreté du skiff. »Pour le dirigeant, cette nouvelle silhouette répond à une demande de sa clientèle désireuse de pratiquer en toute autonomie. L'entreprise, qui se situe sur un segment haut de gamme du marché, espère ainsi conquérir de nouveaux clients, en France comme à l'étranger où elle réalise plus de la moitié de ses 650.000 euros chiffre d'affaires. « Au total, nous commercialisons quelque 200 bateaux par an, précise Laouen de Kersauson. Nous visons, pour cette année et grâce à cette yole, une quarantaine de bateaux supplémentaires, soit une hausse de 20 % de notre chiffre d'affaires. Puis, la vitesse de croisière serait de 300 bateaux par an ». La nouvelle silhouette, résultat d'une année de travail avec un architecte, aura nécessité un investissement de 15.000 euros.5.000 bateaux produitsVirus Boats, née en 1992 et reprise en 2008 par son actuel dirigeant, emploie une petite dizaine de salariés. Passionnée, l'équipe vient également de retaper une baleinière destinée à la location. « C'est aussi un navire étendard pour la société, explique Laouen de Kersauson. Et un moyen de diversifier notre offre et de rentabiliser notre chantier tout au long de l'année, d'être moins dépendant des saisons ». La PME, qui se revendique «leader mondial de l'aviron de loisirs et d'initiation avec plus de 5.000 bateaux produits», entend se développer notamment dans la restauration de vieux gréements. « En retapant la baleinière, nous nous sommes dits que ce serait une activité intéressante. La Bretagne est pleine de ces bateaux qui ne demandent qu'à vivre une deuxième vie », souligne le jeune dirigeant.
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