Un médicament phare d'Amgen arrive en Europe

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Bonne nouvelle pour Amgen. Le laboratoire américain, mastodonte des biotechnologies, vient de recevoir une autorisation de mise sur le marché en Europe pour le Prolia (molécule denosumab), l'un de ses médicaments les plus prometteurs. Il compte le commercialiser avec le britannique GSK. Prescrit à la fois contre l'ostéoporose post ménopause chez les femmes et dans la perte osseuse liée au cancer de la prostate chez l'homme, le médicament concentre les espoirs du laboratoire aux 14,6 milliards de dollars de chiffre d'affaires (? 2 % en 2009). « Il pourrait s'agir d'un potentiel blockbuster », déclarait à « La Tribune » le patron Europe d'Amgen, Marc de Garidel, en décembre dernier. « Les analystes en attendent environ 3 milliards de dollars, un montant qui pourrait doubler si le produit est autorisé pour traiter les métastases osseuses (propagation du cancer à l'os) », indique Patrick Biecheler, consultant chez Roland Berger. Pour cette seconde indication, le groupe vient de déposer un dossier auprès de l'Agence européenne du médicament. Pourquoi un tel potentiel? « Les traitements actuels contre l'ostéoporose (Forteo de Lilly, Actonel de Sanofi, Bonviva de Roche et GSK, Aclasta de Novartis) sont sur le point de devenir des génériques. Le Prolia est un traitement ciblé. Il devrait s'avérer plus efficace et doper un marché de l'ostéoporose passé de 9 à 5 milliards de dollars dans le monde entre 2008 et 2010, en raison des génériques » détaille Patrick Biecheler.le temps pressePour l'heure, le Prolia n'est autorisé qu'en Europe. Aux États-Unis, les autorités de santé (FDA) ont exigé l'an dernier de nouvelles données sur la sécurité du produit. Amgen espère une décision d'ici juillet. « L'approbation européenne est de bon augure pour obtenir celle de la FDA », estime Claude Allary, associé au cabinet de conseil Bionest. C'est que le temps presse. Amgen, autrefois star de la biotech avec ses EPO, est menacé de la perte de ses principaux produits. L'Enbrel, contre la polyarthrite rhumatoïde, commercialisé aux États-Unis avec Pfizer/Wyeth, verra son brevet expirer outre-Atlantique dès 2012, et plusieurs EPO perdront le leur en 2014. En France, où le labo a réalisé l'an dernier 400 millions d'euros de chiffre d'affaires, les dirigeants d'Amgen estiment que le Prolia sera disponible « au premier ou au deuxième trimestre 2011 ». Audrey Tonnelie

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