La certification HQE impose sa marque dans le tertiaire

Depuis cinq ans, la certification HQE (haute qualité environnementale) ne cesse de gagner du terrain. En Île-de-France, elle concerne les trois quarts des surfaces tertiaires à livrer en 2012. « Ces espaces ne seront pas loués forcément plus cher mais plus vite et pour des durées plus longues », prophétise Patrick Nossent, président de Certivea, la filiale du CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment) dédiée à la certification des immeubles tertiaires. Initialement appliqué aux immeubles en construction, puis en exploitation, le « label » HQE va s'étendre d'ici peu à la rénovation. Le surcoût varierait de 5 à 15 % du montant des travaux (contre 2 % pour l'obtention du label HQE construction). La réalisation d'un audit énergétique sera indispensable pour éviter les mauvaises surprises.Même précaution à suivre pour les bâtiments HQE qui visent le label BBC (bâtiment basse consommation), soit d'une consommation énergétique de 50 à 100 kWh/m2/an. Cette limite va d'ailleurs devenir la règle pour les nouveaux bâtiments soumis à la réglementation thermique RT 2012. Dans cette perspective, une soixantaine d'immeubles tertiaires sont déjà en cours de certification dans le cadre d'une démarche NF-HQE. « Le surcoût payé devrait varier de 1 à 2 %. Voire davantage pour ceux qui envisagent de passer en énergie positive », estime Patrick Nossent. critères communsSoucieuse d'anticiper sur les réglementations, la certification HQE s'intéresse également à la convergence de critères avec les autres référentiels mondiaux tels que BREEAM (Grande-Bretagne), LEED (États-Unis) et DGNB (Allemagne). La démarche est d'ailleurs entamée par Certivea et ses homologues étrangers qui veulent mettre en commun leurs indicateurs. L'intérêt pour les gestionnaires de parcs sera d'avoir les mêmes outils pour comparer des bâtiments d'un pays à l'autre. « Pour l'heure, il faut lever certains obstacles », estime Odile Meillerais, consultant immobilier chez CB Richard Ellis Building Consultancy. D'abord, chaque pays a son propre mode de calcul qui fait appel à des coefficients de conversion pour traduire les consommations d'énergie finale en énergie primaire. La question se complexifie encore dès lors qu'il s'agit de traduire la consommation en kWh/m2 car la définition de la surface des bâtiments varie aussi d'un pays à l'autre. À titre d'exemple, la Shon (surface hors oeuvre nette) n'a pas d'équivalent dans nos pays voisins. « Exact, souligne Patrick Nossent. Notre idée n'est pas de changer les modes de calcul. Mais, au final, de comparer les performances des bâtiments entre eux. »Eliane K

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