Au festival du film américain de Deauville, l’enfance volée primée
Alexis Campion
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Joel Edgerton, le 11 septembre à Deauville.
LTD/Franck Castel/ABACAPRESS
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Joel Edgerton, le 11 septembre à Deauville.
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Le tapis rouge a tourné à plein régime et dans la bonne humeur cette année à Deauville. Vendredi 12 septembre au soir déjà, les vedettes françaises - Florence Foresti, Lyna Khoudri, Frédérique Bel, Laura Smet, Alexis Manenti, Benoît Magimel... - ne résistaient pas à son appel quand bien même elles n'étaient d'aucun film en lice.
Elles venaient simplement découvrir le déconcertant Nouvelle Vague, attendu en salles le 8 octobre, production française (ARP) par laquelle le réalisateur texan Richard Linklater (Before Sunrise, Before Sunset, Before Midnight) s'ingénie à reconstituer, dans un noir et blanc plus vrai que nature, le tournage d'À Bout de souffle à Paris en 1959. Vedette américaine du film, Zoey Deutch s'est vu remettre à cette occasion le prix Nouvel Hollywood.
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Présente dans la salle, Kristen Stewart - autre petite fiancée de l'Amérique, consacrée par la série Twilight et ayant elle-même incarné Jean Seberg à l'écran - a eu la surprise, hier, de recevoir le prix Révélation pour son premier film en tant que réalisatrice, The Chronology of Water. Inspirée par les mémoires de Lidia Yuknavitch, une nageuse devenue écrivaine, la comédienne passée réalisatrice y expose sous forme de mosaïque convulsive la souffrance d'une jeune femme ayant grandi auprès d'un père violent et abusif en diable. Éprouvant, poseur et pesamment accusateur à renfort de flash-back malaisants et de mots crus, ce coup d'essai a toutefois su convaincre le jury Révélations présidé par Jean-Pascal Zadi.
Alexis Campion