Des personnalités atypiques et brillantes au destin extraordinaire, des rivalités épiques, des scandales retentissants, des success stories incroyables et des crashs spectaculaires : bienvenue dans le monde impitoyable de la Silicon Valley, nouvel eldorado... des séries TV.
Ainsi, ces dernières semaines, pas moins de trois nouvelles séries ont été lancées sur le thème porteur des dessous peu reluisants de la tech : The Dropout, un portrait de la fondatrice de Theranos, l'ambitieuse Elizabeth Holmes, qui promettait de révolutionner les tests sanguins et qui est devenue la première femme milliardaire du secteur sur la base d'une arnaque ; Super Pumped : the battle for Uber, sur les coulisses agitées du géant des VTC -méthodes hors la loi, culture toxique, précarisation du travail- et la personnalité abrasive de son CEO déchu Travis Kalanick ; et WeCrashed, sur l'ascension fulgurante puis la chute du champion du coworking WeWork, qui a perdu 40 milliards de dollars de valorisation en quelques mois en 2019.
Le point commun à ces trois séries est d'explorer les motivations et surtout les tourments de leurs emblématiques dirigeants. Le génie d'Elizabeth Holmes (Theranos), de Travis Kalanick (Uber) et d'Adam Neumann (WeWork) leur a permis de transformer leur petite startup en géant de la tech, mais tous ont fini par chuter, même si Uber et WeWork ont résisté au tourbillon qui a emporté leur fondateur. Les trois séries racontent à la fois l'ascension fulgurante de l'entreprise et la chute de l'entrepreneur, en plaçant la caméra à hauteur d'homme, se focalisant sur leur psyché et leurs relations avec leur cercle proche pour mieux les cerner. "Le monde des affaires est parfait pour les séries TV, parce que derrière chaque grande histoire d'entreprise se cache une incroyable histoire de batailles humaines", explique David Brown, journaliste économique et narrateur du podcast WeCrashed (Wondery), qui a inspiré la série du même nom.