C'est l'une des actrices les plus reconnues au monde. Plébiscitée par des réalisateurs comme Olivier Assayas, David Fincher, David Cronenberg ou Woody Allen, l'actrice californienne promène son tempérament de feu sur la Croisette et dans l'industrie du cinéma comme un animal à la fois sauvage et éduqué, parlant vite mais avec précision de son art de comédienne et de réalisatrice.
Car, en 20 ans, la jeune interprète du très adolescent Twilight, qui a débuté devant la caméra à 12 ans, s'est métamorphosée en une actrice incandescente, instinctive et déterminée. Devenue l'antithèse de la potiche, Kristen Stewart passe des blockbusters américains au cinéma indépendant sans anicroches, tournant souvent en Europe et en France, où elle a même décroché un césar (Sils Maria, 2015).
Fille d'une scénariste et d'un producteur américains, éduquée hors du système scolaire à mi-lycée après avoir été diagnostiquée hyper-active, féministe engagée et égérie Chanel sans pour autant altérer son charisme de rock star...
La jeune mariée, qui vient d'épouser la productrice Dylan Meyer, est aussi devenue une réalisatrice pointue, qui vient de présenter son premier long-métrage, The Chronology of Water, au Festival, dans la catégorie Un certain regard. Une histoire à son image : pointue, féministe et engagée, qui parle du passage à l'âge adulte, de la renaissance grâce à l'art et du corps des femmes.