Des casques bleus en ex-Yougoslavie, la pépinière du FC Montfermeil... Notre sélection écrans de la semaine
Rémi Jacob

Découvrez notre sélection écrans de la semaine du 9 juin 2025.
Reuters
Rémi Jacob

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Reuters
Bosnie-Herzégovine, 1993. Un bataillon de Casques bleus suédois débarque dans la région de Vares. Objectif : sécuriser l'acheminement de l'aide humanitaire destinée aux civils et ramener la paix dans cette zone où Croates de Bosnie et Bosniaques musulmans se déchirent. Puis rentrer au pays. Ça, c'est sur le papier. Mais, confrontés à ce qui fut l'une des guerres les plus sanglantes de notre histoire contemporaine, ces quatre jeunes hommes sans aucune expérience comprennent rapidement les limites de leur mission.

Alors que leur devoir de Casque bleu est de ne pas intervenir, neutralité oblige, comment peuvent-ils rester sans réaction face à de telles horreurs ? Un terrible dilemme au cœur de la série A Life's Worth - Le prix d'une vie, diffusée les jeudis 19 et 26 juin sur Arte et déjà disponible sur la plateforme Arte.tv.
Une série chorale intense créée par Mona Masri et Olivier Dixon et inspirée de l'histoire vraie du soldat de l'ONU Magnus Ernström, qu'il avait racontée dans un livre paru en Suède en 2016. Au-delà du travail méticuleux et très réussi de reconstitution de cette guerre beaucoup moins portée à l'écran que d'autres conflits, la série offre une perspective à hauteur d'hommes.
Ou plutôt de gamins partis la fleur au maigre fusil sans aucune conscience de ce qui les attendait sur le terrain. Tout au long des six épisodes se conjuguent de puissantes réflexions sur les notions de morale, d'engagement, mais aussi de camaraderie. Le tout porté par une réalisation nerveuse et un solide casting. À ne pas louper.
A Life's Worth, les jeudis 19 et 26 juin à 20 h 55 sur Arte. Également sur la plateforme Arte.tv. (Série)
Une immersion dans un club amateur de banlieue parisienne formant depuis quelques années les meilleurs footballeurs français, dont William Saliba, aujourd'hui défenseur central d'Arsenal. C'est la promesse de la série documentaire Maintenant ou jamais : FC Montfermeil, disponible à partir de vendredi sur la plateforme de streaming Max.
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Même si vous abhorrez l'univers du ballon rond, ne passez surtout pas votre chemin car cette pépite dépasse le cadre strictement sportif. « On a voulu montrer comment ce club de football avait transformé tout un quartier et symbolise pour des jeunes l'espoir de s'en sortir », explique son réalisateur, Ousmane Ly, qui a grandi à Montfermeil et fréquenté le club.

Avec tendresse, le frère cadet de Ladj Ly - réalisateur du film Les Misérables sorti en 2019 - dresse le portrait des jeunes de l'équipe des moins de 17 ans, aux rêves plein la tête. « Ils savent que s'ils n'ont pas signé dans un club professionnel à la fin de la saison, ils devront faire autre chose de leur vie. Ils ont énormément de pression sur les épaules car leur famille et leurs amis misent beaucoup sur eux. Quand un jeune échoue, très souvent il a l'impression d'avoir trahi les siens. On les a suivis pendant plusieurs mois dans leur intimité. Les premiers jours, ils faisaient les intéressants devant les caméras mais ils les ont ensuite totalement oubliées. »
Au fil des cinq épisodes, on s'attache à Ibé, le capitaine à la force tranquille, Anis, le « crack » du groupe à la technique redoutable, Mathias, Marwan, Neel, Kéba ou encore Isaac. « Lui, c'est un profil que l'on retrouve beaucoup dans les quartiers, confie Ousmane Ly. Quelqu'un de très doué, mais pas du tout assidu et avec une mauvaise hygiène de vie. Il mange mal, dort tard et traîne les pieds en arrivant à l'entraînement. »
Filmée sans artifices, cette fresque sociale raconte avec finesse le destin de jeunes à la croisée des chemins. Et offre à ses spectateurs un regard plein d'humanité et d'humour sur la jeunesse de banlieue, bien loin des stéréotypes.
Maintenant ou jamais : FC Montfermeil, série de 5 épisodes de 30 minutes, disponible sur Max à partir de vendredi. (Documentaire)
C'est un modèle de diffusion inédit qui pourrait à l'avenir se généraliser. Depuis vendredi, Netflix propose tous les jours à 9h01 à ses abonnés un épisode du nouveau feuilleton Tout pour la lumière. Ambiance Glee et Un, dos, tres pour ce soap quotidien qui nous embarque dans les coulisses d'une école de chant et de danse de La Ciotat.

Un programme que les téléspectateurs de TF1 découvriront en léger différé à partir de ce lundi à 18 heures. Pour la première fois au monde, une plateforme de streaming et une chaîne de télévision se sont associées pour produire une série et la diffuser à quelques jours d'intervalle. Une collaboration disruptive qui mise sur la complémentarité des exploitations, l'une payante et l'autre gratuite.
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De quoi faire la différence dans un marché des feuilletons quotidiens qui commence en France à devenir furieusement saturé ? Tout pour la lumière est le cinquième du genre, après Plus belle la vie, Demain nous appartient, Un si grand soleil et Ici tout commence. En attendant celui de M6, baptisé Nouveau Jour, qui arrivera à l'antenne le 30 juin à 20 h 35.
Tout pour la lumière, depuis vendredi sur Netflix et à partir de lundi à 18 heures sur TF1. (Série)
Rémi Jacob