Le 6 juin sera inaugurée sur le 18e canal de la TNT la chaîne T18, propriété de CMI France. Au menu : des documentaires en pagaille - avec trois mille heures annuelles -, du cinéma, du spectacle vivant, une quotidienne d'actualité présentée en semaine à 22 h 30 par Matthieu Croissandeau, mais également un talk-show hebdomadaire culturel tous les samedis à 20 heures à partir du 14 juin. Avec aux commandes Laurent Ruquier, tête de gondole de cette nouvelle chaîne. Rencontre avec un électron libre.
LA TRIBUNE DIMANCHE— Pourquoi avoir dit oui à T18 ? On vous attendait plutôt sur une chaîne historique...
LAURENT RUQUIER — Je ne vais pas vous raconter d'histoires, personne d'autre ne m'a réclamé depuis un an ou deux. Mais je n'ai aucun problème d'ego. J'ai trente ans de télé derrière moi, avec des émissions dont les gens se souviennent encore. Je ne suis pas du genre à toquer aux portes, je préfère être appelé par des personnes qui croient en moi, comme Denis Olivennes et Christopher Baldelli, les deux patrons de T18 avec lesquels j'avais déjà travaillé à Europe 1 et RTL. Et puis c'est très excitant de lancer une chaîne ! On sait qu'on va essuyer les plâtres, mais on a le sentiment de participer à la naissance de quelque chose.
Un rendez-vous diffusé le samedi soir et réalisé par Serge Khalfon, qui travaillait déjà avec vous sur On n'est pas couché, c'est un retour à vos premières amours ?
Ça n'a rien à voir ! On n'est pas venu me chercher pour refaire ONPC, où je recevais des personnalités de tous horizons, comme des politiques ou des sportifs. Là, il s'agira d'une émission culturelle, avec à chaque fois six ou sept invités du monde du cinéma, de la musique, de la littérature, du théâtre, de l'humour ou des arts plastiques. C'est un programme de culture populaire qui ne s'adressera pas à une petite communauté de spécialistes. Il n'y aura pas de chroniqueur dans cette émission qui s'appellera Chez Ruquier. C'est moi qui ai proposé ce titre car les artistes et leurs attachés de presse disent souvent « on va faire Ruquier » quand ils viennent dans mes émissions. Mais je ne l'aurais jamais appelée comme ça en début de carrière. Là c'est bon, je peux être immodeste en mettant mon nom dans le titre ! [Rires.]