Le moins que l'on puisse dire, c'est que le talentueux cinéaste chilien Pablo Larraín aime les biopics... Après Jacqueline Kennedy-Onassis (Jackie, avec Natalie Portman) et Lady Di (Spencer, avec Kristen Stewart), voilà qu'il nous propose de clore avec Maria cette trilogie féminine, avec pour sujet la cantatrice Maria Callas et Angelina Jolie dans le rôle-titre. Le résultat est singulièrement glacé et glaçant, comme si le cinéaste avait été paralysé par la surface artistique et médiatique de la diva.
Nulle émotion ne se dégage d'un portrait finalement trop classique et convenu. Il n'empêche que le film fait un pas de côté qui sauve tout ou presque en mettant l'accent sur le couple de domestiques qui entoure et protège la Callas au quotidien. Vrais ou faux, peu importe, les formidables Alba Rohrwacher et Pierfrancesco Favino incarnent ces personnages à la perfection. Ils donnent au film son humanité et son épaisseur : grâce à eux, on croit à la Callas et, de secondaires, ils deviennent essentiels à la bonne marche du film.
Jojo et Willy sont amis depuis leur plus tendre enfance et ne se quittent jamais. Ils vivent dans un village isolé du Maine-et-Loire d'où ils se sont promis de partir un jour pour vivre en ville. En attendant, ils tuent l'ennui et se frottent aux sensations fortes en s'entraînant au motocross sur le terrain de la Pampa : un monde traversé par la masculinité dominante, la compétition, la testostérone... Jusqu'au jour où le secret de Jojo éclate au grand jour, faisant basculer leurs vies dans un tout autre futur.