À la rencontre des cow-boys et des bisons du Far West... dans le Gard
Mathilde Giard
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Laurent Balembois, gérant de la ferme des randals qui accueille plus de 100 bisons.
LTD/Christophe LEPETIT
Mathilde Giard
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Laurent Balembois, gérant de la ferme des randals qui accueille plus de 100 bisons.
LTD/Christophe LEPETIT
Avec son chapeau à larges bords et son foulard rouge, on dirait un cow-boy des plaines du Far West. Cette photo de « Chaps » a été prise il y a vingt ans. « Chaps » n'est pas vraiment son nom de baptême : il s'appelle Jean-Pierre Mugnier, ainsi surnommé en référence aux protections en cuir qu'il a portées tout au long de sa carrière de cascadeur équestre. Dans sa main droite, un outil donne un indice sur la géolocalisation : un bâton de gardian, terminé par un trident.
Nous sommes dans le même département qu'une partie de la Camargue, le Gard, qui, étonnamment, a peu ou prou la même forme que celle de l'État du Texas. Le ranch de bisons d'Amérique des Randals se situe sur le causse Noir, dans les Cévennes, à Lanuéjols, à la limite de l'Aveyron et de la Lozère.
« J'étais venu pour aider à retrouver un jeune bison qui s'était échappé », se souvient « Chaps », aujourd'hui âgé de 70 ans. Il l'avait déniché, caché dans un buis, et attrapé au lasso. Le lendemain, il se retrouvait en selle sur Pepito, son cheval argentin, au cœur du corral (l'enclos à animaux d'élevage) montré ci-dessus. « Je sépare les jeunes de leurs mères pour le sevrage, transférés ensuite dans deux prés différents, décrit-il depuis un festival western dans la Creuse, toujours prêt à vivre à l'heure américaine. Il faut une monture très réactive car un bison, c'est rapide et dangereux : il fait demi-tour en un quart de seconde et vous charge ! »
À lire également
Le tri du bétail se fait à cheval dans cette exploitation de 550 hectares créée en 1991 par Laurent Balembois. « Je cherchais un animal à forte valeur ajoutée », retrace l'éleveur venu de Cambrai (Nord), happé par l'immensité du paysage, pas loin du mont Aigoual, point le plus haut du Gard, à 1.565 mètres d'altitude.
Mathilde Giard
Final Four de handball féminin : l’Europe parle français
Courbet, Rembrandt, Monet, De Vinci... Quand les artistes explorent l'art de l'autoportrait
Olivier Faure, une « pré-primaire » pour contraindre Glucksmann. La chronique politique de Pierre Lepelletier
Présidentielle 2027 : Dominique de Villepin soigne sa gauche