La chronique de François Simon. Gare à toi !
François Simon
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Cette semaine, François Simon est allé Aux Quais, à L'Étang-la-Ville.
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C'est comme dans un rêve. Certes, il fait beau d'un azur fumant de bonté. Sur la ligne L du RER, la succession des noms de gare est un enchantement : Le Val d'Or, Garches - Marnes-la-Coquette, Vaucresson, La Celle-Saint-Cloud, Bougival... Puis arrive L'Étang-la-Ville. Il y a une petite gare tout adorable avec le crénelé façon chalet de sa toiture, les fenêtres à carreaux. On se croirait dans un paysage de Playmobil. Accroché au-dessus de la boîte aux lettres jaune bouton d'or, le panneau annonce la couleur : « Aux Quais, salon de thé, tapas, lasagnes, cafés... »
Lorsqu'on entre, la clientèle bigarrée rappelle les quais de gare : des collègues, un ouvrier, des collégiens, des dames, des demoiselles... C'est sans doute cela aussi, un restaurant, une auberge sur la route où l'on peut à toute heure s'arrêter, souffler un peu, boire un café, une bière, croquer un cookie, se faire plaisir. Peut-être qu'un jour on pourra y déposer sa teinturerie, y trouver une infirmerie pour une prise de sang, une salle d'attente enjouée qui sent bon le chocolat chaud, le feuilleté aux fraises... En attendant, Aux Quais fait partie d'une initiative des « gares de demain » lancée par Gares & Connexions.
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Au déjeuner, la cuisinière, Lucia, apparaît parfois avec une plaque de focaccias ou de calzones fourrées d'herbes, de roquette et de pignons. Elle concocte des lasagnes à la viande, des cannellonis de canard confit, des cheesecakes, le pain perdu crème anglaise... C'est simple, voire bon, et surtout l'on ressent ce que l'on cherche tant dans un restaurant : la spontanéité, l'esprit maison ; cette dimension sincère tant attendue. Pas de chiqué, pas de micro-ondes à la cloche assassine ; non, le four qui patiente, le cappuccino qui se laisse approcher avec lenteur et précision.
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